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Ascométal : quel avenir pour le géant de la siderurgie ?





Le 13 Décembre 2013, par La rédaction

Ascométal, première entreprise européenne dans le secteur de la production d’aciers longs spéciaux qui emploie 2000 personnes en France, a vu sa production baisser de 40 % ces deux dernières années.


Photo : Flickr/saigneurdeguerre
Photo : Flickr/saigneurdeguerre

Deux perspectives de reprise pour le groupe

L’entreprise a accumulé près de 300 millions d’euros de dettes avec des taux d’intérêt avoisinant les 12,5 % et dont les principaux créanciers sont Bank of America et Morgan Stanley.

Dans ce contexte, un Comité Central d’Entreprise extraordinaire annonçait le 9 décembre 2013 la probable reprise de l’entreprise sidérurgique. Deux possibilités semblent ressortir des discussions : l’apport de 50 millions d’euros par l’actionnaire majoritaire actuel, le fonds Appolo, ou l’entrée au capital du fonds Anchorage Capital. Dans le premier cas, le fonds Apollo demande des contreparties importantes notamment l’effacement des créances de Morgan Stanley et de Bank of America. C’est donc la seconde option qui paraît retenir l’attention et le plus fort assentiment, en particulier des banques, qui se voient mieux garanties. Le fonds de retournement Anchorage Capital effectuerait un premier apport de 15 millions d’euros sur une courte période, vraisemblablement 4 mois, afin de considérer les évolutions engendrées, puis déroulerait un plan d’investissement représentant 50 millions d’euros sur trois ans.
(Mise à jour, 16H00: selon certaines sources, une remise de dette majeure serait également envisagée dans ce scénario. Information non confirmée.)
   
Quoi qu’il en soit, de lourdes restructurations sont annoncées. Cela suscite la crainte du salariat de voir le groupe fragmenté et les emplois touchés, ce qui paraît inévitable, comme la disparition du pôle de Chaylas en Rhône-Alpes. L’entreprise peut cependant compter sur une aide de l’État estimée à 35 millions d’euros.

Une hausse estimée de la demande mondiale d’ici 2025

Le secteur sidérurgique doit faire face à plusieurs obstacles tels que le contexte économique, la baisse de la demande, la hausse du coût de l’énergie, la nécessité d’importer les matières premières, la concurrence déloyale et les obligations environnementales qui engendrent des frais importants. Mais les études, qui prévoient une augmentation de la demande mondiale d’ici 2025, ouvrent des perspectives optimistes pour les entreprises.

L’Union européenne a annoncé en juin 2013 sa volonté d’intervenir pour soutenir le secteur sidérurgique européen, deuxième sur le marché mondial représentant 11 % de la production totale et 360 000 emplois. Au programme : vérification que la réglementation actuelle n’induit pas des coûts indûment élevés, relance du secteur de la construction automobile qui représente 40 % de la demande, poursuite de la conclusion d’accords de libre-échange avec des pays non membres et de la lutte contre les concurrences déloyales, baisse du coût de l’énergie par l’interconnexion européenne de ce marché, investissement de 18 milliards d’euros pour l’innovation industrielle européenne dans le cadre du Programme de recherche Horizon 2020 et enfin aides aux restructurations. 




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