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GSK abandonne le lobbying envers les médecins





Le 17 Décembre 2013, par

Bien que tabou, la pratique de payer les médecins pour qu’ils disent du bien d’un produit pharmaceutique fait partie des pratiques de lobbying courantes dans le milieu de l’industrie pharmaceutique. Une pratique qui va avoir plus de mal à être réalisée car, dans le cadre de l’Obamacare, tous les paiements faits aux médecins vont devoir être rendus publics.


cc/flickr/MaxPlante
cc/flickr/MaxPlante
Le laboratoire pharmaceutique GlaxoSmithKline a décidé de prendre les devants et a annoncé publiquement l’arrête de cette pratique très critiquée mais pas illégale. C’est Andrew Witty, directeur exécutif de GSK, qui a fait l’annonce en personne.

M. Witty a également précisé que cette décision n’avait aucun rapport avec le scandale au centre duquel GSK se trouve, en Chine. Le laboratoire pharmaceutique est accusé, par les autorités du pays, de corruption de plusieurs médecins et plusieurs fonctionnaires chinois pour améliorer les chiffres de vente du Botox. L’enquête est toujours en cours.

GSK payait les docteurs pour que ceux-ci aient une bonne parole avec leurs collègues au sujet des médicaments produits par le laboratoire. L’annonce de l’abandon de cette pratique par le géant a été saluée, notamment par Jerry Avorn, professeur de Harvard, qui a toujours critiqué cette façon de faire.

Pour lui « en apprendre [sur un médicament] de la part d’un docteur qui est payé pour dire du bien d’un produit n’est pas la meilleure manière pour les docteurs d’en apprendre sur les produits ».

Dans la même optique que l’abandon du paiement des docteurs, GlaxoSmithKline a également annoncé vouloir mettre un terme à une autre pratique : le paiement des visiteurs médicaux en fonction du chiffre d’affaires rapporté par les médecins. Cela pouvait entraîner des prescriptions à tort de certains médicaments qui étaient alors prescrits pour d’autres maladies que celles initialement visées.

Une annonce qui n’est toutefois pas étonnante : durant la seule année 2012, GSK a payé près de 3 milliards de dollars d’amendes pour des mauvaises prescriptions de ses médicaments.


Paolo Garoscio
Après son diplôme de Master en Philosophie du Langage, Paolo Garoscio a décidé de se tourner vers... En savoir plus sur cet auteur


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