Journal de l'économie

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Les futurs transports urbains seront verts ou ne seront pas

(Partenariat éditorial)





Le 4 Mars 2015, par

Le futur sera à la mobilité, c’est évident, mais pas à n’importe quel prix. L’impact de nos modes de déplacement sur l’environnement devra être minoré, voire supprimé, sur toute la chaine qui va de la production électrique à sa transformation en énergie motrice. Une nécessité écologique devenue enjeu de société, qui superpose en sus débats politiques et défis technologiques.


(Source : Ingimage)
(Source : Ingimage)
Les émissions polluantes des divers véhicules à moteur thermique sont dans la ligne de mire depuis des années : CO2, NOx, particules fines… Le diesel est aujourd’hui dans le collimateur des autorités publiques, après un bref sursis dû à l’arrivée des pots catalytiques. Mais ce n’est qu’un temps de répit donné aux autres types de motorisations thermiques : l’essence pollue différemment du diesel, émet moins de particules fines mais beaucoup plus de CO2 ; elle ne passera pas éternellement entre les fourches caudines de la législation.

Les dernières convulsions des moteurs thermiques ?

Dans notre pays accroc au diesel, les débats sont houleux sur ce sujet. Les partisans de l’un ou de l’autre motorisation se renvoient les responsabilités à grands renforts d’études partielles, au mieux, partiales, au pire. Même les transports électriques subissent les dommages collatéraux de ces joutes de mauvaise foi : ils ne seraient pas écologiques au sens où ils déplacent le problème de la pollution vers la production énergétique. Leur construction générerait ainsi bien plus de CO2 que leurs équivalents thermiques. Ramenée à l’échelle d’un cycle de vie, la différence en termes d’émission de CO2 serait donc bien plus minime qu’espérée. A un détail près, généralement oublié : c’est à l’usage qu’un véhicule électrique fait la différence, et son usage peut potentiellement être bien plus long qu’un véhicule thermique.

Si ces derniers peinent à dépasser en moyenne la barre symbolique des 200 000 km (pour les voitures), une voiture électrique est susceptible d’aller beaucoup plus loin. La batterie, pièce sensible entre toutes, bénéficie de progrès constants en termes d’encombrement et d’autonomie, et si sa durée de vie est limitée à quelques années, elle est de toute façon suffisante (jusqu’à 10 ans pour les batteries de bus par exemple, ce qui correspond à la durée de vie d’un bus). Le moteur électrique est, lui, une mécanique très simple, largement maitrisée depuis des décennies, avec un nombre réduit de pièces mobiles et nécessitant peu d’entretien. Il subit beaucoup moins de contraintes mécaniques du fait de l’absence de vibrations. Donc, d’ici à ce que des véhicules électriques atteignent le million de kilomètres, il n’y a sûrement juste qu’un peu de temps à attendre.
 
Electricité nucléaire ou réchauffement climatique ?
 
Autre grief reproché au tout-électrique, et non des moindres : l’origine nucléaire de notre électricité tricolore. Parce qu’ils utilisent de l’électricité (partiellement) d’origine nucléaire, les transports électriques, et en particulier la voiture, reviendraient donc à légitimer un modèle de mix énergétique reposant sur l’atome. Doit-on pour autant en revenir à un éclairage urbain au gaz, aux locomotives diesel et au chauffage au charbon ? L’observateur avisé pourra d’ailleurs s’étonner de voir les arguments porter sur la source d’énergie, alors que personne ne semble s’être jamais poser la question de l’impact sur l’environnement de l’exploitation pétrolière et gazière, qui depuis près d’un siècle ravage des pays entiers. Mais les centrales nucléaires sont chez nous, alors que les champs de pétrole sont loin…. Aujourd’hui, même l’Arctique, parmi les derniers territoires vierges d’interventions humaines, commence à aiguiser les appétits des majors du pétrole.
 
Il faut être réaliste : en l’état actuel des énergies renouvelables, la « dénucléarisation » de notre production électrique ne peut pour l’instant se faire qu’en abandonnant la lutte contre le réchauffement climatique. A l’exception des pays produisant majoritairement leur électricité à partir du charbon (comme la Chine, et dans une moindre mesure, l’Allemagne), les moyens de transport électriques sont la meilleure solution dont nous disposons face au réchauffement climatique. Encore ne faut-il pas en contester la réalité ou au moins les proportions, comme certains s’évertuent encore à le faire. N’émettant aucun rejet polluant lorsqu’ils fonctionnent (et ne consommant pas d’oxygène, détail généralement passé sous silence par les défenseurs des motorisations thermiques), les véhicules électriques de toute sorte ne sont néanmoins qu’une des solutions pour une mobilité plus durable et écologique. La transition énergétique dans son ensemble ne pourra faire l’économie d’une autre révolution dans les modes de production d’électricité, en développant et en encourageant les sources d’énergies renouvelables : solaire, éolien, géothermie, hydraulique, hydrolien…
 
Repenser la mobilité
 
Encourageant la mobilité en son sein et dans son environnement proche, la ville de demain ne pourra plus se permettre la pollution que nous connaissons encore aujourd’hui. Ayant majoritairement pour origine la circulation automobile, cette pollution est une des conséquences directes de l’explosion du nombre de voitures individuelles depuis des décennies, et du vieillissement du parc, consécutif à la crise économique. La mobilité du futur, telle qu’elle s’imposera à nous dans les années à venir, nous amènera sans doute aussi à repenser notre rapport à la voiture. Cela impliquera nécessairement d’élargir et d’agrandir les réseaux de transports existants tout en améliorant la connectivité des zones pour l’instant délaissées. Derrière les transports électriques et la densité des réseaux de transports urbains et collectifs se dessinera sans nul doute une partie de l’échec ou de la réussite de la transition énergétique, vers un modèle de société mobile certes, mais durable surtout.
 
 

FORSEE Power SAS est un spécialiste de la conception de batteries, de systèmes de gestion d’énergie et d’intégration pour le marché des équipements portables et mobiles, du transport électrique et du stockage d’énergie. L’entreprise est issue de la fusion d’Uniross Industrie, Ersé, EnergyOne et Dow Kokam France.
FORSEE Power emploie 200 salariés à travers le monde et est implantée, commercialement et industriellement, en Europe, en Chine et aux USA.

Plus d’informations sur : www.forseepower.fr


Forsee Power
FORSEE Power SAS est un spécialiste de la conception de batteries, de systèmes de gestion d’énergie... En savoir plus sur cet auteur


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