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Mario Draghi défend l'euro et prône pour une véritable union bancaire





Le 10 Octobre 2013, par

Le président de la Banque Centrale Européenne, l'économiste italien Mario Draghi, a tenu un discours à l'Université de Harvard devant les économistes américains. Face à ces derniers, très sceptiques sur la monnaie unique, il a défendu l'euro et a mis en avant la nécessité de créer une véritable union bancaire au sein de l'Union Européenne.


Mario Draghi - cc/flickr/European Parliament
Mario Draghi - cc/flickr/European Parliament

Pour Mario Draghi, la monnaie unique est « irréversible », il est désormais impossible de revenir en arrière. D'autant plus que pour le président de la BCE l'euro a été bénéfique pour l'Union Européenne malgré les critiques qui lui ont été adressées. Certains économistes américains et même européens ont en effet estimé que la monnaie unique risquait fortement de ne pas survivre à la crise économique commencée en 2008.

Pourtant, selon Draghi, ces prévisions ne tenaient pas compte de l'engagement des européens pour l'euro. Il estime que la monnaie unique a apporté, depuis son entrée en vigueur en 1999, près de 600 000 emplois de plus dans l'Union Européenne qu'aux Etats-Unis.


Pour Mario Draghi ce qui est fondamental aujourd'hui est de créer, au sein de l'Union Européenne, une véritable Union Bancaire pour rompre « le cercle vicieux qui existe entre les banques et les dettes souveraines en Europe ». Une Union Bancaire permettrait aussi de créer un marché unique pour les capitaux financiers, chose qui n'est pas une réalité aujourd'hui.


Pour reprendre l'exemple donné par le président de la BCE à ses collègues américains, il estime qu'il y a un véritable problème lorsqu'une entreprise espagnole reçoit, de la part d'une banque de son propre pays, une proposition de crédit à un taux plus élevé que celui proposé par une banque des Pays-Bas. La résolution de ce type de problème est ce que propose la création de cette Union Bancaire.


Mais pour résoudre le problème des dettes primaires des états de l'Union Européenne, outre une collaboration entre les banques du Vieux Continent, il faut aussi un transfert plus fort des pouvoirs fiscaux de chaque pays à l'Europe. Une mesure qui n'est pas une perte de souveraineté, selon Draghi, mais un renforcement du pilier fiscal de l'UE.



Paolo Garoscio
Après son diplôme de Master en Philosophie du Langage, Paolo Garoscio a décidé de se tourner vers... En savoir plus sur cet auteur


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