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Pequignet, symbole du renouveau de l’horlogerie française de luxe





Le 27 Septembre 2013

La PME familiale du Jura, fondée en 1973 par Emile Pequignet, à Morteau, avait vocation à représenter la montre française dans son excellence, au moment où Lip bat de l’aile. Mais l’arrivée des montres japonaises à quartz réorganise totalement le marché, et met la marque française en grande difficulté. Il faut attendre 2004 et la reprise de l’entreprise par Didier Leidbundgut pour voir Pequignet se démarquer de plus en plus, et finalement viser le très haut de gamme.


L’innovation comme solution

Pequignet, symbole du renouveau de l’horlogerie française de luxe

Après 5 ans de travail, le mouvement « Calibre Royal » voit le jour et commence à être installé sur les modèles de la marque, à partir de 2011. Ce mouvement mécanique d’un nouveau type, créé en laboratoire, fait de Pequignet un nouvel acteur du secteur des montres de luxe. Il faut compter 5000 euros, en moyenne, pour s’acheter un modèle de ce type. Mais là où Pequignet parvient à se démarquer résolument, c’est sur son caractère profondément artisanal et français, en opposition à de nombreuses marques, aussi prestigieuses soient-elles, du groupe Swatch.


En terme de productivité, on estime que 9000 montres ont été fabriquées depuis le lancement du Calibre Royal jusqu’à la fin de l’année 2012, et la production devrait considérablement s’accélérer. De fait, outre la notoriété croissante de ce nouveau venu dans le club de l’horlogerie de luxe, c’est bien son énorme potentiel à l’international, et notamment en Asie où ce nom commence à circuler, qui fait de Pequignet une PME particulièrement prometteuse.


Une nouvelle horlogerie

La résurrection de cette manufacture du Jura va dans le sens d’une réhabilitation du savoir-faire et de l’artisanat français, longtemps boudé par les consommateurs, en raison notamment du succès des montres helvétiques, perçues comme fiables et sophistiquées. Pequignet, avec ses différents modèles, dont il faut saluer la variété a su proposer un haut de gamme bien plus accessible et attractif en standardisant, dans une certaine mesure, sa production sur la structure Calibre Royal, ce qui permet ainsi des gains de productivité considérables.


En d’autres termes, Pequignet vient confirmer, avec d’autres marques, comme Michel Herbelin, Saint Honoré Paris,  L. Leroy, que l’horlogerie haut de gamme n’est pas une chasse gardée helvétique, et que l’artisanat français, reconnu dans le domaine du luxe en général, n’est pas en reste. Preuve en est que la production des modèles pour femme, traditionnellement en quartz, et donc non automatiques, qui se déroulait en Suisse, a été réintégrée à l’atelier de Morteau pour intégrer les possibilités du Calibre Royal.




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