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Amazon répercute la taxe GAFA sur les vendeurs français





Le 4 Août 2019, par François Lapierre

La taxe sur le numérique a été définitivement votée le 11 juillet par le Parlement, et elle s'appliquera de manière rétroactive à compter du 1er janvier 2019. Elle doit rapporter cette année 400 millions d'euros.


Amazon, une des entreprises concernées par cette nouvelle imposition, a annoncé qu'il répercuterait la taxe sur ses vendeurs français. Ces derniers ont été prévenus qu'à partir du 1er octobre, les frais de vente du géant du commerce en ligne augmenteraient de 3%, « à la suite de l'instauration en France d'une nouvelle taxe sur les services numérique ». En France, les vendeurs qui commercialisent leurs produits sur la plateforme en ligne d'Amazon sont surtout des petites et moyennes entreprises (10 000 TPE et PME). La plupart d'entre elles n'auront d'autre choix que de répercuter cette taxe sur les consommateurs.

Devant la polémique levée par cette décision, Amazon a tenu à expliquer sa position : « Cette taxe visant directement les services de la marketplace que nous mettons à disposition des entreprises avec lesquelles nous travaillons, nous n'avons pas d'autre choix que de la leur répercuter ». Le groupe américain, qui a généré plus de 63 milliards de dollars de chiffre d'affaires au second trimestre, assure qu'il n'est « pas en mesure » d'absorber une taxe supplémentaire assise sur le chiffre d'affaires.

La taxe GAFA mise en place par le gouvernement a en effet pour originalité d'imposer 3% sur le chiffre d'affaires, et non pas sur les bénéfices comme c'est l'usage. Ce sont les activités de publicité en ligne, de collecte et d'exploitation des données, ainsi que les plateformes d'intermédiation qui sont concernées ; pour être taxée, une entreprise doit réaliser 750 millions d'euros de revenus dans le monde, et 25 millions en France. 



Tags : amazon

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