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Argentine : après le résultat des primaires et la défaite de Macri, la Bourse s'effondre de 38%





Le 13 Août 2019, par Marie-Eve Wilson-Jamin

Lundi noir en Argentine après le revers électoral du président sortant, Macri, aux primaires : la Bourse a chuté de 38% pendant que le peso perdait 19%.


En Argentine, le peso a perdu près de 19% face au dollar

Lundi 12 août, la défaite aux élections primaires du président sortant, Mauricio Macri, a eu des répercutions économiques importantes.. Le peso et la Bourse ont plongé en Argentine, au lendemain du revers du libéral. Il s'agissait d'une répétition générale de la présidentielle d’octobre, où il briguera un nouveau mandat à la tête d’un pays englué dans la récession et elle sonne comme un sérieux signal d'alarme.

Ainsi, la monnaie nationale, s’échangeait lundi 12 août, à la clôture du marché à 57,30 pesos pour un dollar contre 46,55 pesos vendredi 9 août, se dépréciant de près de 19%. Certains bureaux de change préféraient même arrêter de négocier des dollars. Et la Bourse de la troisième économie d’Amérique latine s’effondrait de près de 38% à la fermeture, après avoir dégringolé de plus de 10% à l’ouverture. L'optimisme de fin de semaine a laissé place à une terrible réalité.

Une mise en garde des marchés ?

"Une rupture dans les décisions politiques (du prochain gouvernement argentin) est désormais le scénario le plus probable", résumait  une note de la banque JP Morgan pour expliquer l’inquiétude des marchés. "Le président devrait être en train de délivrer un message d’apaisement. Les marchés mettent en garde contre le fait que le gouvernement se trouve dans une situation où il ne peut pas apporter de réponse" à la crise économique, a déclaré à Radio 10 le candidat péroniste de centre-gauche Alberto Fernandez, grand vainqueur des primaires de dimanche soir. 

Fernandez et sa colistière Cristina Kirchner, l’ancienne présidente du pays inculpée dans plusieurs affaires de corruption, ont obtenu 47% des suffrages, contre 32% pour le tandem composé de Mauricio Macri et du dirigeant péroniste Miguel Angel Pichetto. Si un tel résultat se reproduisait lors de la présidentielle du 27 octobre, Alberto Fernandez, 60 ans, serait proclamé vainqueur dès le premier tour : selon la loi électorale, pour être élu, il faut obtenir au moins 45% des suffrages, ou bien 40% et une avance de 10 points sur le candidat arrivé deuxième. Mais alors quid de l'économie à ce moment là ?




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