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Brexit : l'inquiétude d'Ursula von der Leyen





Le 29 Décembre 2019, par Olivier Sancerre

Maintenant que Boris Johnson a les mains libres pour sortir véritablement le Royaume-Uni de l'Union européenne, un nouveau chantier se présente aussi bien pour Londres que pour Bruxelles : la négociation d'un accord de libre-échange entre les deux parties.


Un accord de libre-échange à négocier en onze mois

Le Royaume-Uni quittera l'Union européenne le 31 janvier, une bonne fois pour toutes… normalement. Depuis trois ans que le feuilleton dure, avec ses innombrables rebondissements, il est impossible de dire avec certitude comment les choses vont se passer dans les prochaines semaines, mais Boris Johnson, fort de sa majorité au parlement anglais, a les mains libres pour « réaliser le Brexit ». Mais ce ne ne sera pas la fin de ce dossier au long cours : Londres et Bruxelles vont engager les négociations pour un accord de libre-échange, des discussions qui formeront la base des nouvelles relations entre les deux parties.

La nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dit son inquiétude quant au processus de négociations. Aboutir à un accord d'ici la fin de 2020 lui semble en effet très difficile : « Je suis très inquiète devant le peu de temps dont nous disposons. Il ne s'agit pas seulement de négocier un accord de libre-échange, mais de nombreux autres sujets », a-t-elle expliqué dans Les Echos.

Vers une extension de la période de transition ?

Il n'y a pas, en effet, que des sujets économiques sur la table. l'Union européenne et le Royaume-Uni vont devoir aussi s'entendre sur des dossiers politiques et sociaux sensibles. Y parvenir en l'espace de onze mois ressemble à une tâche herculéenne. « Il me semble que, des deux côtés, nous devrions nous demander sérieusement si toutes ces négociations sont faisables en si peu de temps ». Ursula von der Leyen estime qu'il faudra faire un point d'étape en milieu d'année et envisager, le cas échéant, une extension de la période de transition.

Cela n'irait pas dans le sens de ce que désire Boris Johnson qui veut absolument se débarrasser de cette question en fin d'année prochaine. Pour Michel Barnier, le négociateur du Brexit, ces négociations représenteront un « immense défi », mais il assure qu'il fera tout son possible, même si « nous ne pourrons pas tout réaliser ».



Tags : Brexit

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