Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

Camaïeu demande sa mise sous sauvegarde





Le 23 Octobre 2018

Camaïeu est au bord du gouffre. Le propriétaire de l'enseigne de prêt-à-porter a demandé la mise sous sauvegarde de l'entreprise afin de trouver une issue à son problème le plus urgent : la dette.


La dette de Camaïeu maintient le groupe sous l'eau. Elle s'élève à 459 millions d'euros, selon l'AFP, alors que le chiffre d'affaires réalisé par l'enseigne l'an dernier a atteint 718 millions d'euros. Difficile dans ces conditions d'envisager autre chose que de rembourser les intérêts de la dette : il n'y a pas d'argent pour investir et développer l'activité. C'est pourquoi Modacin, qui détient Camaïeu, a demandé la mise sous sauvegarde de la société auprès du tribunal de commerce de Lille.

Un administrateur judiciaire a été nommé. En lien avec la direction de l'enseigne, il devra mener une procédure d'encadrement des négociations avec les créanciers. Trois d'entre eux, les plus importants, se montraient prêts à « supprimer » purement et simplement la dette de Camaïeu. La mise sous sauvegarde permet d'allonger la maturité de cette dette, ce qui pourrait provoquer des remous au sein du quotidien des quelques 5 100 employés de l'entreprise, répartis entre la France (654 magasins) et l'étranger (248 boutiques). Dans l'Hexagone, la marque emploie 4 000 personnes.

Il y a deux ans, Camaïeu arrachait déjà une renégociation de sa dette, qui s'élevait à l'époque à un milliard d'euros. L'entreprise en avait alors converti la moitié en actions. La mise sous sauvegarde, similaire au redressement judiciaire, pourrait conduire l'enseigne à supprimer des magasins et des emplois dans un secteur de l'habillement qui peine à se redresser en France et en Europe.



Tags : camaïeu

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Billets d'humeur | Industrie immobilière



Les entretiens du JDE

​Droite-gauche : la fin d’une époque ?

Laurence Gilardo, déléguée syndicale SNTA/FO du groupe Casino : « les salariés comme les syndicats du groupe Casino doivent resserrer les rangs »

« Dans les échanges économiques entre les entreprises, la professionnalisation et l’éthique sont indissociables de la fonction achat », Bruno Crescent, ancien directeur des achats d’EDF

Pierre Bergounioux : « Les gouvernements, de droite comme de gauche, ont accompli le tour de force, depuis un demi-siècle, de ne rien changer à l’ordre des choses »

Marc Lazar : « La peuplecratie, c’est l’idée que la souveraineté du peuple est sans limites ».

Guillemette Devernois : « Maladies rares : Il faut s’emparer des avancées de la recherche scientifique »

« Appel à la guérilla mondiale »

Nicolas Pham, cofondateur de Beaubleu : « la Maison aux aiguilles rondes »










Rss
Twitter
Facebook