Journal de l'économie

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Edouard Philippe demande à chacun de prendre ses responsabilités pour les fêtes de fin d'année





Le 15 Décembre 2019, par Olivier Sancerre

Dans un entretien au Parisien Dimanche, Edouard Philippe estime que les Français pourraient ne pas accepter d'être « privés » des fêtes de Noël. Une nouvelle pression sur les grévistes alors que les vacances de Noël approchent.


Les Français n'accepteront pas d'être privés de Noël

Le Premier ministre rejoint le chorus de ceux qui demandent aux grévistes de faire une pause pour les fêtes de Noël. Dans une interview au Parisien Dimanche, Edouard Philippe demande à chacun de prendre ses responsabilités : « Je vois bien que tout le monde voit arriver Noël avec inquiétudes. Noël, c'est un moment important (…) Je ne crois pas que les Français accepteraient que certains puissent les priver de ce moment ». Les transports à la SNCF en particulier demeurent très perturbés, dix jours après le lancement du mouvement contre la réforme des retraites. Samedi 14 novembre, seul un TGV sur quatre et trois TER sur dix circulaient en moyenne, et le trafic a été « très réduit » dimanche.

La crainte, ce sont les départs en vacances qui débuteront le week-end prochain. Or, après la fin d'un mouvement social, la SNCF a besoin de quelques jours pour reprendre une circulation normale des trains. Sans attendre, l'entreprise travaille déjà sur un plan de transport qui précisera quels trains seront maintenus durant les fêtes. Un travail de longue haleine qui nécessitera une organisation en amont.

Le pays n'est pas dans une situation de blocage total

Par ailleurs et malgré les difficultés dans les transports, le Premier ministre a estimé que la France n'était pas dans une situation de blocage total. « Je ne dirais pas que tout le pays est en grève. Ce n'est pas un blocage total, mais c'est pénible. Le droit de grève existe, mais cet impact sur des millions de Franciliens, notamment, c'est aussi ce qui est recherché par certaines organisations syndicales », explique-t-il.

Quant à la polémique sur Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire aux Retraites, Edouard Philippe reprend les éléments de langage du gouvernement : sa bonne foi est « totale ». Même si l'architecte de la réforme a malencontreusement oublié de déclarer plusieurs de ses activités d'administrateur. Notamment deux qui ont été rémunérées, en contradiction avec ses fonctions officielles au sein du gouvernement. Jean-Paul Delevoye a d'ailleurs dit à Libération qu'il démissionnerait s'il estime être devenu un « sujet de fragilité ».




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