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Épargne solidaire : les encours ont progressé de 15,5 % en 2016





Le 24 Mai 2017, par Anton Kunin

1,3 milliards d’euros sont venus s’ajouter aux encours de l’épargne solidaire des Français en 2016, portant le total à 9,76 milliards d’euros. Sur un an, les sommes déposées ont progressé de 15,5 %, selon le baromètre annuel Finansol/La Croix.


Qu’est-ce que l’épargne solidaire ?

L’épargne solidaire, c’est une opportunité de contribuer à une bonne cause tout en percevant des bénéfices relativement corrects. Prenons l’exemple le plus simple, celui d’un livret. Deux possibilités s’offrent à l’épargnant, selon l’établissement : soit il a droit à un taux de rémunération un peu moins élevé que celui du Livret A (0,65 % contre 0,75 % pour le Livret A) et son épargne est investie dans des projets solidaires, soit il a droit à un taux entre 1 et 1,75 % habituellement, et son épargne est investie dans des projets plus classiques.

Dans ce dernier cas, en accord avec l’épargnant, la banque prélève une partie des sommes perçues à titre d’intérêts (20 %, 30 %, 40 % ou 50 %, le plus souvent) et en fait don à une association ou une fondation. La Banque Postale propose par exemple de reverser ces sommes (au choix du client) aux Restaurants du Coeur, l'Adie, la Croix-Rouge française, Emmaüs France ou à l’Armée du Salut. Le Crédit Coopératif va encore plus loin et permet de choisir entre 24 organismes bénéficiaires, dont Médecins du Monde, Handicap International, Solidarité Nouvelle Pour le Logement (SNL), Action contre la Faim et la Fondation Énergies pour le Monde.

Des avantages fiscaux pour les épargnants

De manière générale, les établissements proposant la rémunération la plus généreuse soit instaurent des plafonds de versement, soit baissent le taux dès que le montant de l’épargne atteint un certain plafond (1 % dès 10 000 euros au lieu de 1,25 % en-dessous de cette somme à la MAIF, par exemple). En revache, le client bénéficie des mêmes droits qu’en cas de don classique, à savoir une réduction d’impôt sur le revenu à hauteur de 66 % des sommes données (75 % dans le cas de l’épargne réglementée).

Des avantages fiscaux encore plus étendus existent pour les détenteurs de contrats d’assurance-vie solidaires : l’exonération des plus-values après huit ans de détention, l’exonération des droits de succession et la possibilité de retirer jusqu’à 4 600 euros de gains chaque année sans payer d’impôt. Là encore, le client fait reverser une partie de ses gains (10 à 15 % en général), ce qui lui permet de déduire 75 % des sommes reversées de son impôt.




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