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Google : un milliard d'euros pour le redressement fiscal





Le 25 Avril 2014, par

Google est dans le collimateur des services fiscaux de Bercy. Le moteur de recherche, tout comme d'autres multinationales opérant en France, a la désagréable habitude d'optimiser ses comptes afin d'échapper -légalement- à un maximum d'impôts. Le fisc a trouvé une faille.


Dans les faits, Google n'est pas à proprement parler accusé de fraude fiscale. Mais l'architecture mise en place pour optimiser au maximum ses revenus et éviter de payer trop d'impôts en France ne pouvait qu'attirer les pouvoirs publics dont les caisses sont, comme on le sait, à sec. Dans les faits, et à l'image d'autres entreprises (Apple est dans ce cas, par exemple), c'est la filiale irlandaise du moteur de recherche qui « siphonne » les revenus de la branche française. L'Irlande ayant une fiscalité très avantageuse pour les entreprises en Europe, ces dernières ne se font pas prier pour s'y domicilier.
 
En tout et pour tout, Google France n'a payé que 8,3 millions d'euros d'impôts en 2012, avec des revenus qui se sont établis à 192,9 millions. Dans les faits, le moteur de recherche aurait dû déclarer un chiffre d'affaires compris en 1,25 et 1,4 milliard d'euros pour la même année… Une sacrée différence qui appelait forcément une réaction de Bercy : en février dernier, les services fiscaux ont investi les locaux de la branche France de Google, pour une perquisition en bonne et due forme.
 
Afin de répondre au mieux aux exigences des autorités publiques, Google a provisionné un milliard d'euros, soit le montant que l'État devrait lui réclamer pour éponger le passif. Ce faisant, le moteur de recherche admet dans la foulée qu'il est bien la cible d'un redressement fiscal.


Journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies, Olivier Sancerre est aussi versé dans... En savoir plus sur cet auteur


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