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Harcèlement chez Activision Blizzard : la pression monte sur le patron du studio de jeux vidéo





Le 23 Novembre 2021, par Olivier Sancerre

Bobby Kotick peut-il rester PDG d'Activision Blizzard ? Le studio de jeux vidéo est secoué par les révélations liées à du harcèlement et des situations toxiques au sein de l'entreprise. Le dirigeant est accusé d'avoir étouffé certaines affaires.


Plainte pour harcèlement

Depuis plusieurs mois, la situation est explosive au sein d'Activision Blizzard. Une plainte déposée par la Californie contre le géant du jeu vidéo, fin juillet, a mis le feu aux poudres. Il est reproché à l'entreprise de favoriser une culture de harcèlement, d'inégalités des carrières entre les hommes et les femmes, de pratiquer du sexisme et d'être finalement toxique pour certains employés. À ces accusations, Bobby Kotick, le PDG du groupe, avait assuré de sa détermination à faire du studio « le lieu de travail le plus accueillant et le plus inclusif ».

Mais Bobby Kotick connaissait-il la situation avant qu'elle ne devienne publique ? Des employés l'accusent en effet d'avoir été au courant des problèmes de harcèlement sans les rapporter au conseil d'administration. Provoquant une manifestation d'employés devant le siège d'Activision Blizzard appelant au départ du dirigeant. Un événement très rare dans le milieu du jeu vidéo. L'éditeur de Call of Duty tremble sur ses bases.

Régler rapidement les problèmes

Sous pression, Bobby Kotick a expliqué à ses cadres qu'il quitterait l'entreprise s'il ne parvenait pas à résoudre rapidement les problèmes de culture au sein du géant du jeu vidéo, rapporte le Wall Street Journal. Une information qui n'a pas été confirmée par la direction du groupe. Et qui paraît de toute manière compliquée à mettre en œuvre, puisque ces « problèmes » paraissent profondément enracinés dans la culture de l'entreprise.

Suite à la plainte de cet été, Activision Blizzard avait poussé une vingtaine de personnes vers la porte de sortie en octobre. Des employés visés par des signalements et des accusations. Vingt autres salariés ont été frappés de mesures disciplinaires mais restent dans le giron du groupe.




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