Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

L’A380 est-il en sursis ?





Le 4 Février 2019, par François Lapierre

Airbus pourrait bien en finir avec le programme A380. La compagnie aériennes Emirates pourrait arrêter les frais et ne plus commander le très gros porteur de l’avionneur européen.


En février 2018, Emirates avait fait souffler un vent d’espoir dans les voiles de l’A380, en passant commande de 36 nouveaux avions, dont 20 fermes et 16 options. Mais la compagnie aérienne du Golfe pourrait avoir changé d’avis, selon Reuters et Bloomberg. L’entreprise aurait demandé à Airbus de réduire la voilure des commandes fermes, il s’agirait de les remplacer par des A350. Airbus confirme être en discussions avec Emirates concernant le contrat des A380, sans préciser la nature de ces négociations au vu de la confidentialité de la commande qui représente 16 milliards de dollars.

Si Emirates a effectivement demandé à Airbus de revoir le contrat, cela marquerait la fin du programme A380 : ce contrat assurait en effet à lui tout seul la survie du gros porteur. Néanmoins, certains observateurs relèvent qu’il pourrait s’agir d’une tactique de la part du constructeur européen, qui voudrait ainsi mettre la pression sur les compagnies aériennes toujours intéressées par le superjumbo. British Airways a déjà fait part de son intérêt, mais le groupe réclame un prix « très serré », selon le mot de Willie Walsh, le patron d’IAG la maison-mère du transporteur.

L’A380, vendu 445,6 millions de dollars pièce (prix catalogue), a été lancé en grande pompe en 2008. Airbus nourrissait une grande ambition pour ce programme — l’avion est le seul à pouvoir transporter plus de 600 passagers. Mais les compagnies aériennes ne se sont pas précipité pour acquérir le très gros porteur, qui n’a été livré qu’à 234 unités. Le constructeur estimait que le marché représenterait 1 300 appareils à l’horizon 2037.



Tags : Airbus

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Billets d'humeur | Industrie immobilière



Les entretiens du JDE

Frederic Buisson, délégué syndical Groupe adjoint CFE – CGC du groupe Casino : "Casino conserve un temps d’avance par rapport à la concurrence"

François Bertauld, PDG de Médiane Système : "Aujourd’hui les entreprises de services du numérique sont devenues un soutien essentiel à l’innovation industrielle."

Justine Huiwen ZHANG : "Mieux comprendre la Chine"

Bernard Attali : "Un vent de violence"

Guerre économique : « c’est un leadership mondial qui se joue »

​Droite-gauche : la fin d’une époque ?

Laurence Gilardo, déléguée syndicale SNTA/FO du groupe Casino : « les salariés comme les syndicats du groupe Casino doivent resserrer les rangs »

« Dans les échanges économiques entre les entreprises, la professionnalisation et l’éthique sont indissociables de la fonction achat », Bruno Crescent, ancien directeur des achats d’EDF










Rss
Twitter
Facebook