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L’Italie demande 234 milliards de dollars aux agences de notation





Le 5 Février 2014, par

L’Italie est en pleine crise économique et la note actuelle de la dette souveraine du pays est très basse : BBB avec perspective négative chez Standard&Poor’s. Une note qui n’aide pas le pays à se relever. Mais pour la Cour des Comptes du pays, la dégradation réalisée par Standard&Poor’s en 2011, suivie par la suite des deux autres grandes agences de notation Fitch et Moody’s, est illégale car elle n’aurait pas pris en compte le patrimoine artistique du pays.


cc/wikipedia
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La Cour des Comptes a donc décidé d’ouvrir une enquête qu’elle a notifiée aux diverses agences de notation. Selon elle, en ne tenant pas compte du patrimoine historico-culturel du pays, très important autant au niveau de l’Empire Romain qu’au niveau de la période de la Renaissance et, surtout, reconnu dans le monde entier, les agences de notation auraient créé plusieurs centaines de milliards d’euros de dommage.

234 milliards d’euros, pour être exacts ; et c’est justement cette somme que la Cour des Comptes veut récupérer, par voies légales, chez les agences de notation. En premier lieu chez Standard&Poor’s, la première à avoir abaissé, en octobre 2011, la note de l’Italie de A+ à A avec perspective négative, ce qui a entraîné toutes les autres dégradations successives.

LA procédure n’a pour l’instant pas été entamée et la Cour des Comptes est en train de préparer son dossier. Elle dévoilera plus de détails sur le sujet le 19 février 2014.

De leur côté, les agences de notation ont immédiatement réagi aux communiqués concernant cette action en justice. Pour Standard&Poor’s et Moody’s la tentative italienne n’est ni « sérieuse » ni a de « mérite ». Seule Fitch a déclaré qu’elle allait collaborer avec les autorités en cas d’enquête. Elle estime néanmoins avoir toujours « œuvré de manière correcte et dans le respect de la loi ».


Paolo Garoscio
Après son diplôme de Master en Philosophie du Langage, Paolo Garoscio a décidé de se tourner vers... En savoir plus sur cet auteur


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