Journal de l'économie

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L'inquiétude de l'OCDE pour la croissance mondiale





Le 23 Novembre 2019, par Olivier Sancerre

La situation économique mondiale inquiète l'OCDE au plus haut point. L'organisme basé à Paris a revu ses prévisions à la baisse pour 2020 et 2021 et demande aux États d'agir.


La croissance coincée entre Brexit et tensions commerciales

Les incertitudes économiques liées au Brexit, aux tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, et le ralentissement chinois de la croissance vont ralentir la progression du PIB mondial, déplore l'OCDE. La croissance devrait se limiter à 2,9% en 2019 et en 2020, et atteindre tout juste 3% en 2021. En septembre, l'organisme pariait sur un rebond dès l'année prochaine, mais ce ne sera vraisemblablement pas le cas. La plus grande difficulté, c'est la guerre commerciale entre les deux plus importantes économies de la planète, qui réduit la croissance mondiale de 0,3 à 0,4 point en 2020, et de 0,2 à 0,3 point en 2021.

La croissance aux États-Unis et en Chine vont en subir les conséquences : la progression du PIB américain sera de 2,3% en 2019, puis 2% en 2020 et 2021. En Chine, il faut s'attendre à 6,2% cette année, puis à une bascule sous la barre des 6% en 2020 (5,7%) et en 2021 (5,5%). Ces tensions ajoutées au Brexit ont des effets négatifs dans la zone euro, particulièrement en Allemagne. Le moteur économique de la région va ralentir en 2020, avant de se reprendre l'année suivante.

La France tient le choc pour l'instant

La France, moins exposée aux aléas des échanges mondiaux, devrait tirer son épingle du jeu. L'OCDE prévoit ainsi une croissance de 1,3% cette année, puis de 1,2% en 2020 et en 2021. Mais au delà des chiffres, l'organisation se dit inquiète de la période actuelle, « et les responsables politiques devraient être inquiets » selon l'économiste en chef Laurence Boone. Les taux de croissance attendus sont « les plus bas » depuis la crise financière.

L'OCDE appelle les gouvernements à prendre le sujet à bras le corps et à mettre en place les conditions indispensables à une relance des investissements de long terme. L'Allemagne est spécialement visée : malgré de confortables excédents budgétaires, le pays n'a toujours pas l'intention de desserrer le cordon des dépenses publiques. Il y a pourtant des marges de manœuvre, en particulier les taux d'intérêt très bas. 



Tags : croissance

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