Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

La marque Monsanto va disparaitre





Le 5 Juin 2018, par

Maintenant que Bayer est parvenu à ses fins, c'est à dire à engloutir Monsanto, le groupe allemand devenu un véritable mastodonte de l'agrochimie a décidé de supprimer des tablettes la marque américaine.


Véritable repoussoir pour bon nombre d'associations écologistes et de défenseurs de l'environnement, mais aussi pour de nombreux gouvernements autour du monde, la marque Monsanto d'apprête donc à disparaître. Bayer, qui boucle sa transaction de 63 milliards de dollars pour acquérir Monsanto, a annoncé son intention d'en finir avec cette marque. Les produits développés par le groupe américain vont eux continuer à porter leurs noms, à l'instar du désherbant RoundUp par exemple. Ces produits continueront de prospérer au sein du catalogue de Bayer, a indiqué l'entreprise, qui ne lâche pas la proie pour l'ombre.

Depuis l'annonce de sa volonté d'acquérir le géant américain des OGM et des pesticides en mai 2016, Bayer fait l'objet d'attaques répétées de la part des défenseurs de l'environnement partout sur le globe. De nombreuses manifestations ont été organisées et des pressions ont été exercées sur les régulateurs en charge de valider cette acquisition de grande ampleur. Mais Bayer a fini par obtenir ce qu'il souhaitait, en particulier le feu vert capital des autorités américaines de la concurrence. Un sésame indispensable pour aller de l'avant et boucler cette transaction exceptionnelle.

Bayer assure qu'il continuera d'entendre les critiques et indique qu'il entend travailler avec les ONG, les associations et les autorités. Werner Baumann, le PDG du groupe, précise malgré tout que le progrès ne saurait être stoppé "en raison d'un renforcement des fronts idéologiques". Pour financer cet achat, Bayer a émis une augmentation de capital de 6 milliards de dollars, et l'entreprise va également lancer des emprunts obligataires qui pourront représenter jusqu'à 20 milliards d'euros.


Journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies, Olivier Sancerre est aussi versé dans... En savoir plus sur cet auteur

Tags : bayer

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Billets d'humeur | Industrie immobilière



Les entretiens du JDE

Guerre économique : « c’est un leadership mondial qui se joue »

​Droite-gauche : la fin d’une époque ?

Laurence Gilardo, déléguée syndicale SNTA/FO du groupe Casino : « les salariés comme les syndicats du groupe Casino doivent resserrer les rangs »

« Dans les échanges économiques entre les entreprises, la professionnalisation et l’éthique sont indissociables de la fonction achat », Bruno Crescent, ancien directeur des achats d’EDF

Pierre Bergounioux : « Les gouvernements, de droite comme de gauche, ont accompli le tour de force, depuis un demi-siècle, de ne rien changer à l’ordre des choses »

Marc Lazar : « La peuplecratie, c’est l’idée que la souveraineté du peuple est sans limites ».

Guillemette Devernois : « Maladies rares : Il faut s’emparer des avancées de la recherche scientifique »

« Appel à la guérilla mondiale »










Rss
Twitter
Facebook