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Les Fintechs peinent à recueillir l’adhésion des Français





Le 29 Décembre 2017, par Anton Kunin

Seuls 5 % des Français ont adopté les Fintechs, ces services bancaires et financiers construits autour du numérique, révèle une étude d’Ogury. En même temps, Orange Bank suscite un fort intérêt chez nos compatriotes.


En France, les Fintechs et les applications bancaires ont encore un long chemin à parcourir

Les Fintechs ont encore un long chemin à parcourir pour s’installer dans le quotidien de la majorité de Français, mais le processus va bon train. Selon une étude d’Ogury, société spécialiste des données qui étudie les comportements de 400 millions de mobinautes dans 120 pays, 5,1 % des Français ont adopté les Fintechs, contre 4,9 % des Britanniques, 3,2 % des Italiens, 2,7 % des Allemands et 1 % des Espagnols. Toujours est-il que le taux d’adoption relevé en Europe est très inférieur à celui constaté aux États-Unis (14,3 %). Actuellement, le top 5 des applications Fintech en France se présente ainsi : Boursorama, Compte Nickel, N26, Carrefour Banque et Revolut.

La France affiche également un important retard en termes d’adoption d’application bancaires puisqu’elle figure au cinquième rang parmi les pays européens avec un taux d’adoption de seulement 2,2 %. À titre de comparaison, les Espagnols sont 10,4 % à avoir adopté les applis bancaires, les Britanniques 8,8 %, les Italiens 3,3 % et les Allemands 2,6 %.

Orange Bank séduit principalement les Franciliens, mais pas forcément les CSP+

S’il y a un établissement qui peut faire évoluer les préférences des Français en matière de Fintechs, c’est clairement Orange Bank. Longtemps annoncé et enfin lancé pour de bon le 2 novembre 2017, il a d’ores et déjà recruté plus de 30 000 clients. Et il ne va clairement pas tarder à attirer les clients des banques traditionnelles. Pour savoir lesquelles, Ogury offre un élément de réponse : aujourd’hui, les banques dont les audiences mobiles sont les plus partagées avec celles d’Orange Bank sont le Crédit Agricole (20,2 %), la Banque postale (18,5 %), la Caisse d’Épargne (14,5 %), la Société Générale (8,8 %) et BNP Paribas (6,4 %).

Côté application mobile, l’application d’Orange Bank est installée par 75 % des personnes possédant également d’autres applications bancaires. Ceci dit, Orange Bank peut donc être considéré en l’état actuel des choses comme étant une banque alternative. La situation est d’ailleurs similaire pour certains autres acteurs tels que Fortuneo, Boursorama et Groupama, dont seulement 23 % de l’audience mobile est exclusive. Autre fait intéressant : 33 % des mobinautes visitant le site d’Orange Bank ou possesseurs de son application sont localisés en Ile-de-France, pour le moment les Fintechs restent donc l’apanage des Franciliens. Toutefois, l’audience d’Orange Bank n’est pas constituée de technophiles, puisque le visiteur type possède un smartphone moyen ou bas de gamme, ce qui laisse penser que cette banque ne sera pas uniquement celle des CSP+.




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