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Les cabines téléphoniques disparaîtront en fin d’année





Le 3 Septembre 2017, par Olivier Sancerre

Les cabines téléphoniques vont entrer dans les musées. D’ici la fin de l’année, Orange les aura toutes retirées du paysage urbain.


Ce mouvement de retrait des fameux Publiphones a débuté à la fin des années 1990, en même temps que le téléphone mobile prenait son envol. En 2015, le vote de la loi Macron entérinait la fin de l’obligation faite à Orange de maintenir les quelques 46 000 cabines téléphoniques toujours en service sur le territoire français. Cette prise en charge coûtait chaque année 14 millions d’euros, pour un usage extrêmement faible : la durée moyenne d’appel par cabine n’est plus que de 10 secondes par jour, explique au Parisien Laurentino Lavezzi, directeur des affaires publiques d’Orange. Au premier trimestre, il restait 10 000 cabines dont le trafic ne représente plus que 0,6% du chiffre d’affaires de l’année 2000.

 

En 2000, les revenus générés par les Publiphones se montaient à 516 millions d’euros. Les choses ont bien changé depuis puisque cette activité provoque de lourdes pertes. Celles-ci ont finalement eu raison de ce vestige du service public du téléphone, qui a compté jusqu’à 300 000 cabines dans les années 90. À la rentrée, il n’en restait plus que 5 450, et aucune à Paris. C’est le groupe Veolia qui est chargé de démonter les cabines restantes et de recycler les matériaux (verre, aluminium).

 

Évidemment, si les urbains sont majoritairement équipés d’un téléphone mobile, il reste encore des zones blanches en milieu rural. Lavezzi reconnaît qu’il peut rester un besoin, mais il explique qu’il s’agit plus globalement d’une question d’aménagement du territoire. Orange préfère désormais investir dans son réseau mobile, plutôt que dans l’entretien de cabines que plus personne ou presque n’utilise.




Tags : orange

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