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Logan Hicks, le meilleur pochoiriste du monde





Le 11 Mars 2019, par Bérénice Muller

Considéré comme l'un des meilleurs pochoiristes au monde, Logan Hicks peint ses fresques partout dans le monde, notamment à Wynwood et sur le Mur Bowery.


Diplômé du Maryland Institute of Contemporary Art au début des années 90, Logan Hicks (né en 1971 à Baltimore) est un artiste New Yorkais qui travaille au pochoir. Il est considéré comme l'un des meilleurs pochoiristes au monde. Ses œuvres sont très réalistes. L’artiste utilise ses propres photos qu’il décompose en plusieurs niveaux de lumière. Il accorde d’ailleurs beaucoup d’importance aux jeux d’ombres et de lumières dans ses œuvres. Pour obtenir son style photo-réaliste, il superpose de nombreux pochoirs (parfois jusqu’à 40 !) et les peint grâce à la bombe aérosol. Ses perspectives et ses volumes sont particulièrement soignés. On retrouve cette technique habituellement dans la peinture classique. Il peint généralement les foules, les angles architecturaux, les silhouettes, le métro, les tunnels, qu’il qualifie « d’expérience paisible ». Le maître du pochoir s’inspire de l’environnement urbain. Il aime représenter le contraste entre la froideur et la vie qui émane de la ville. Il attache beaucoup d’importance à l’architecture qu’il interprète à sa manière, en humanisant les bâtiments, en les rendant monumentaux pour exprimer des thèmes comme la solitude, la crainte et l’identité. Il a su créer un univers onirique qui nous permet de voir le monde, la vie, la mort, la lutte, la soumission à sa manière.

Ancien sérigraphe, il commence le pochoir en rejoignant le mouvement Low Brow dans les années 90, après s’être lié d’amitié avec Shepard Fairey. Ce mouvement fait partie de la pop surréaliste qui met en avant des thèmes plutôt humoristiques. Il s’inspire des médias populaires comme les comics, la publicité, les dessins animés ou le graffiti. Logan Hicks quitte Brooklyn pour y retourner en 2006. Entre temps, il rejoint Los Angeles et se concentre sur son travail au pochoir.

Son parcours lui a permis d’exposer partout dans le monde et de réaliser des fresques permanentes sur les murs de Miami (à Wynwood, quartier très tendance dans lequel les plus grands du street art ont graffé), Baltimore, Istanbul, Paris, Amsterdam, en Tunisie ainsi qu’à New York où il peint sur le Mur Bowery en 2016. Il y réalise « Story of my life », une fresque monumentale de 6 mètres de haut et 21 mètres de large qui a nécessité 1050 pochoirs différents. Ce mur est un espace d’exposition éphémère en plein air. Il est peint pour la première fois en 1982 par Keith Haring. D’autres célèbres artistes comme Kenny Scharf, le duo FAILE, RETNA, Ron English ou Sheipard Fairey y ont laissé leur trace. La fresque de Logan Hicks représente une ville et une foule dense bleue. Elle évoque pour lui son passé, son présent et son futur à New York.

Entre avril 2016 et juin 2017, il réside à Jardin Rouge. C’est un petit village qui se situe à une vingtaine de kilomètres de Marrakech, créé par la Fondation Montresso. Les artistes y séjournant peuvent être accompagnés par cette fondation pour certains projets ou expérimenter de nouvelles perspectives. Lors de son passage, il réalise un projet basé sur l’architecture de la médina de Marrakech de nuit. Il utilise le pochoir sur toile pour révéler comment la lumière transperce les plafonds.
Logan Hicks sera à Paris en juin prochain pour un projet nommé « Le Mur ».
 
 



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