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Moins de redressements pour travail au noir en 2017





Le 27 Mai 2018, par

Les redressements pour travail dissimulé ont été moins élevés en 2017, a relevé l'Acoss, l'agence centrale des organismes de sécurité sociale. La différence entre 2017 et 2016 s'établit à 2,3%.


En 2016, les redressements pour « travail au noir » ont représenté un montant de 554 millions d'euros, contre 541 millions d'euros en 2017. Yann-Gaël Amghar, le directeur général de l'Acoss, tient cependant à relativiser : il explique que l'efficacité de la lutte contre le travail dissimulé ne se mesure pas qu'aux montants récupérés ; les contrôles ont également un impact sur un secteur d'activité ou une région. Il a également précisé que les dossiers étaient de plus en plus complexes à monter, ce qui a pour conséquence un allongement de la durée des procédures.

Parmi les plus importants reculs constatés par l'Acoss, la lutte contre la fraude au détachement des travailleurs européens : alors qu'elle avait engendré un montant de 51 millions d'euros, pour 2017 la baisse s'est établie à 10 millions d'euros. L'agence a également fait les comptes pour la période allant de 2013 à 2017 : les redressements ont représenté 2,3 milliards d'euros en cumulé. Néanmoins, le taux de recouvrement des créances étant très faible (il est de l'ordre de 11%), la somme véritablement récupérée est bien moindre.

Pour la période allant de 2018 à 2022, les Urssaf se sont vus assigner par l'État un objectif de 3,5 milliards d'euros. Le gouvernement a présenté une série de mesures pour renforcer la lutte contre le travail illégal ainsi que la fraude au détachement. C'est dans le BTP que le travail au noir reste le plus important avec 54% des redressements. Les secteurs des transports, l'hôtellerie restauration et l'industrie suivent, mais de très loin (7%, 4,5% et 3,9% respectivement).


Journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies, Olivier Sancerre est aussi versé dans... En savoir plus sur cet auteur


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