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Notation climatique : la Banque de France veut des entreprises plus vertes





Le 24 Juillet 2023, par François Lapierre

La Banque de France s'engage dans la voie de la transition verte en expérimentant une nouvelle méthode de notation climatique pour les entreprises. Cette démarche, qui sera initialement testée auprès de 500 entreprises d'ici fin 2023, pourrait à terme s'étendre à 300.000 entreprises.


Notation climatique pour une transition plus verte

La Banque de France, en collaboration avec l'Ademe, se lance dans un projet pilote de notation climatique des entreprises. Selon le gouverneur de l'institution, François Villeroy de Galhau, cet indicateur unique en son genre n'a pas d'équivalent en Europe, comme le rapporte Les Echos. L'initiative, annoncée le 12 juillet par le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, vise à évaluer l'exposition des entreprises aux risques climatiques. 

En pratique, ce « score Climat » fonctionnera de manière similaire à la notation du risque de crédit, offrant à chaque entreprise un aperçu de ses risques climatiques. L'information, bien que bénéfique pour les entreprises notées, sera également utile au secteur bancaire. Selon la Fédération bancaire française (FBF), ce score, basé sur des chiffres robustes fournis par les entreprises et élaboré par la Banque de France, complétera les analyses menées par les banques elles-mêmes.

L'accélération du calendrier sous la pression des enjeux climatiques

Ce projet prend de l'ampleur à mesure que la pression s'intensifie. Par exemple, les banques doivent désormais communiquer la part de leur bilan investie de manière verte (« green asset ratio »), une obligation qui pourrait être facilitée par cette initiative. Plus largement, ces informations seront intégrées à l'avenir dans les politiques de crédit des établissements de prêt.

Un autre facteur accélérant ce projet est lié aux financements fournis par la Banque centrale européenne (BCE) aux banques. En effet, les dettes d'entreprise font partie des actifs que les banques peuvent apporter à la BCE en garantie de ces financements. Or, à partir de 2024, « la politique de collatéral de la BCE va tenir compte de l'exposition aux risques climatiques dans la notation du risque de crédit », précise Hervé Gonsard, directeur général des services à l'économie et du réseau à la Banque de France.




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