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Poker en ligne : un échec pour les grands patrons ?





Le 10 Décembre 2013

La libéralisation du marché des jeux en ligne n’a pas mis beaucoup de temps à faire émerger quelques têtes de séries. Etonnamment, les investisseurs les plus en vue sont loin d’être ceux qui ont su tirer le meilleur parti de ce nouveau marché.


Des grands dirigeants tenus en échec

Ils étaient plus d’une vingtaine d’opérateurs à se lancer dans les jeux en ligne au moment de l’ouverture de ce marché. Ils ne sont désormais plus que 2 à truster le haut du pavé : Winamax et PokerStars. Pourtant, de sérieux concurrents ont tenté leur chance à ce jeu : Martin Bouygues, Xavier Niel, Stéphane Courbit ou encore le casinotier Patrick Partouche. A eux cinq, ces patrons pourtant chevronnés ont perdu pas moins de 250 millions d’euros dans l’aventure du poker. Dont 197 millions pour le seul Stéphane Courbit, via Betclic Everest Group, d’après Capital. Dans ce scenario à l’issue pour le moins innatendue, c’est le duo formé par Patrick Bruel et Marc Simoncini pour Winamax mais également Isai Scheinberg pour PokerStars qui ont su faire la différence. La faute sans doute à un secteur particulier, jeune, aux codes et aux repères tranchant radicalement avec d’autres marchés. Ceux qui ont investi le plus ont, cette fois ci, perdu.

Pas l’expertise requise ?

Les deux leaders indiscutables du secteur du poker en ligne, à savoir PokerStars et Winamax, n’étaient à priori pas les poids lourds. Néanmoins, ils ont su s’imposer : en 2010, Winamax a investi pas moins de 30 millions d’euros dans la publicité, tout en assurant un sponsoring considérable des joueurs professionnels (10% des joueurs assurent 90% des bénéfices du site). De son côté, le milliardaire Isai Scheinberg a fait valoir la prudence en tardant à investir un marché à la concurrence exacerbée. De son côté Georges Tranchant, patron du groupe éponyme, rompu à la gestion du jeu, n’a quant à lui perdu qu’un seul million dans son bref passage sur le poker en ligne. La raison ? « J’ai toujours dit que tout le monde allait se ruiner avec ça. » Dans cette partie, il demeure le meilleur perdant.




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