Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

Pour Christine Lagarde, la crise n'est pas terminée





Le 11 Décembre 2013, par

Une petite piqûre de rappel à l'encontre des dirigeants européens. Christine Lagarde n'a pas mâché ses mots, mardi, devant le Parlement européen à l'occasion d'une rencontre avec le Comité économique et social européen (CESE). Pour elle, la crise n'est pas terminée, et il faut redoubler d'efforts au niveau des réformes.


Christine Lagarde a appelé l'Europe à ne pas se reposer sur ses lauriers, car la crise n'est pas réglée.
Christine Lagarde a appelé l'Europe à ne pas se reposer sur ses lauriers, car la crise n'est pas réglée.
Le message de la directrice générale du FMI est clair. "La crise n'est pas derrière nous", et tout ne va pas bien. Il faut donc redouble d'efforts. 

"Pouvons-nous vraiment dire que la crise est derrière nous quand il y a 12 % de la population active sans emploi ?" s'est-elle demandée devant le Comité économique et social européen (CESE). "Il n'y a pas lieu de crier victoire. Il faut faire plus" a-t-elle également déclarée.  Concrètement, la directrice du FMI a demandé à l'Union européenne de passer la vitesse supérieure et d'engager les réformes nécessaires à la sortie de crise, notamment au sujet de la fameuse union bancaire. Elle a également appelé la Banque centrale européenne (BCE) a maintenir le plus longtemps possible ses taux d'intérêts à un niveau bas, pour ne pas mettre en péril les banques nationales et les gouvernements. 

"Il y a des signes évidents que tout ne va pas bien" au sein de l'Union européenne s'est exprimée la présidente du FMI. Il ne faut pas être grand clerc pour faire un tel constat. En ce qui concerne l'union bancaire, cette dernière reste une "priorité". Mardi, d'ailleurs, les ministres des Finances de l'Union européenne ont entamé des négociations à ce sujet, sur le mécanisme chargé de décider du sort des banques en faillite, au sein de la zone euro.

"Notre position au FMI est assez simple : l'union bancaire doit être un ensemble simple avec un mécanisme unique de supervision et un mécanisme unique de résolution des banques équipé d'un filet de sécurité commun" a conclu Christine Lagarde. Néanmoins, tout n'est pas noir non plus. La présidente du FMI a salué en effet les progrès de l'Europe depuis le début de la crise, et notamment les prévisions de croissance à la hausse, envisagée à 1 % pour 2014, et la légère baisse des chiffres du chômage. 


Jean-Baptiste Le Roux
Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame, en charge du... En savoir plus sur cet auteur


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising







Les entretiens du JDE

Les entretiens du JDE

Entretien avec Ignacio de la Torre : "Nous vivons le début de la fin de « l’argent bon marché » !"

Fabrice Lépine, DG de Wonderbox : "Nos partenaires sont les premiers ambassadeurs de notre marque"

Vincent Stellian, président de Quietalis : « Nos clients et nos partenaires nous font confiance parce que nous sommes indépendants »

Citelum veut "prolonger la vie au-delà de la tombée de la nuit." Jean-Daniel Le Gall, directeur général adjoint.

Agriculture : le printemps européen du ministre Stéphane Travert

Olivier Maes, le monde comme territoire de marque.

Homelike Home, la Dream Team de la chasse immobilière en France

Mode : la vraie révolution digitale a juste démarré
















Rss
Twitter
Facebook