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Renault pourrait empêcher une réforme de gouvernance chez Nissan





Le 10 Juin 2019, par François Lapierre

Nouvel épisode dans les relations tumultueuses entre Renault et Nissan. Un projet de réforme de la gouvernance du constructeur japonais pourrait être bloqué par le groupe français.


Renault et Nissan sont partenaires depuis vingt ans. L’attelage a permis de sauver le constructeur japonais, en échange de quoi Renault est devenu l’actionnaire principal de Nissan avec 43,4% du capital et un droit de vote, quand Nissan s’est contenté de 15% de Renault sans droit de vote. Depuis quelques années, les relations se sont tendues au sein de l’alliance, qui compte depuis peu Mitsubishi. La détention de Carlos Ghosn, ex-président du conseil d’administration de Nissan et ex-PDG de Renault, n’a rien arrangé. Depuis, le groupe nippon cherche à rééquilibrer ses relations avec son partenaire français.

 

Selon le Financial Times, Renault devrait s’abstenir de voter un projet de réforme de la gouvernance de Nissan, qui doit mettre en place trois comités pour les nominations, les audits et les rémunérations. Sans l’aval de Renault, la direction de Nissan ne pourra pas mettre en place cette nouvelle gouvernance. Or, Jean-Dominique Senard le président du conseil d’administration de Renault, aurait donné son accord mi-mai. Il rejetterait finalement cette réforme durant la réunion des actionnaires qui se tiendra le 25 juin.

 

La crainte du groupe français est de voir son influence se diluer au sein de Nissan. Les trois nouveaux comités serviraient à réduire d’une manière ou d’une autre l’ascendant de Renault sur la gouvernance de son partenaire. Voilà qui sera de nature à augmenter encore les tensions entre les deux entreprises, alors que Nissan n’avait pas été prévenu des négociations (avortées) de fusion entre Renault et Fiat Chrysler.




Tags : nissan

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