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SCOR : la pression monte à l’approche de l’Assemblée générale





Le 23 Avril 2019, par La rédaction

Alors que le fonds CIAM vient de déposer une résolution visant à révoquer Denis Kessler de son mandat de Président du conseil de SCOR, de nombreuses critiques s’abattent sur le dirigeant. Il lui est notamment reproché sa rémunération excessive, les résultats décevants de l’entreprise, mais également des méthodes qualifiées d’« agressives », par la présidente du CIAM, Catherine Berjal. L’Assemblée générale du Réassureur, qui aura lieu ce vendredi 26 avril, s’annonce d’ores et déjà tendue.


Dans un article publié le 17 avril, L’Argus de l’Assurance nous apprend que le fonds activiste CIAM, entré au capital de SCOR à hauteur de 0,94 %, à la suite du rachat avorté de Covéa, a déposé une résolution réclamant la révocation de Denis Kessler de son poste de Président du conseil.

Si l’on ignore encore les résultats de cette procédure, cette information ne constitue pas vraiment une surprise, tant les relations se sont tendu ces deniers mois entre l’homme d’affaires et le fonds d’investissement. En effet, à travers une lettre ouverte particulièrement acerbe, diffusée le 31 janvier 2019 et signée de la main de la présidente du CIAM, Catherine Berjal, la rupture a été actée publiquement.

Ce document dresse une liste de reproches à l’encontre de Denis Kessler, à commencer par une rémunération jugée bien trop importante, comme l’avait déjà dénoncé en 2016 un dossier du magazine Capital, qui avait conclu que « la rémunération de son président est nettement trop élevée. Et ce, même si ses performances sont supérieures à celles de ses collègues. La faute en incombe notamment à un salaire fixe (1,2 million d’euros) hors norme pour un groupe de cette dimension, mais aussi à une plantureuse attribution d’actions gratuites (valorisée à plus de 3 millions d’euros)... »

Afin de mettre en évidence les résultats financiers de SCOR, qu’elle juge insuffisants, en opposition à la rémunération de son dirigeant, Catherine Berjal avait demandé dans sa lettre ouverte au PDG de SCOR de tenir informé « le marché, avec si possible autant de zèle que celui qui a guidé (sa) communication contentieuse, des mesures concrètes qu’il (entend) prendre en matière de création de valeur ».

Cette requête rhétorique sur les résultats de l’entreprise constitue une double attaque à l’encontre de Denis Kessler. En premier lieu, elle vise à dénoncer le manque de dynamisme et les résultats décevants de SCOR ces dernières années. Elle permet aussi de faire allusion subtilement aux méthodes du dirigeant d’entreprises, à qui il est souvent reproché son utilisation de la justice. Elle précise d’ailleurs également cet aspect, dans sa lettre ouverte :

« La stratégie judiciaire très agressive de SCOR (qui avait) eu pour conséquence directe le retrait par Covéa de tout projet de rapprochement avec SCOR, ce qui a fait perdre plus de 900 millions d’euros de capitalisation boursière aux actionnaires de votre société ».




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