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SNCF : selon Guillaume Pepy, la grève devrait coûter "plus de 300 millions d'euros"





Le 11 Mai 2018, par Marie-Eve JAMIN

Le PDG de la SNCF, invité vendredi 11 mai 2018 sur franceinfo, a évalué le coût du mouvement de protestation des cheminots lancé début avril. Il l'estime à "plus de 300 millions d'euros", en y incluant "les mesures commerciales" annoncées en faveur des usagers.


Une perte de 300 millions d'euros pour la SNCF

Le PDG de la SNCF, Guillaume Pepy, invité vendredi 11 mai sur franceinfo, a évalué le coût des grèves perlées lancées début avril par les syndicats de cheminots contre la réforme de l'entreprise. « La grève va coûter probablement plus de 300 millions d'euros, y compris les mesures commerciales qu'on prend », a déclaré le patron de la compagnie ferroviaire. Guillaume Pepy fait référence à une série d'avantages et de réductions en faveur des usagers du train, annoncée dans le quotidien Le Parisien.

Ce jeudi 10 mai 2018, ce dernier a ainsi évoqué « une opération de reconquête » de ses clients malmenés par la grève des cheminots : « Entre le 15 mai et le 31 août, nous proposerons 3 millions de billets de TGV à moins de 40 euros sur toutes les destinations et tous les jours ».  En outre, les « cartes de réduction seront (toutes) vendues au même prix, 29 euros du 23 mai au 15 juin, au lieu de 50 euros pour la carte Jeune, 60 euros pour la carte Senior + et 75 euros pour les cartes Enfant + et Week-End ». Au micro de franceinfo, Guillaume Pepy est aussi revenu sur les critiques des associations d’usagers qui réclament davantage d’informations en amont des épisodes de grève. « On va pouvoir à partir d’aujourd’hui, annoncer les trains qui circulent, en TGV et en Intercités, jusqu’à la fin du mois de mai », a annoncé le PDG de la SNCF.

Une consultation des cheminots pour continuer ou non la grève

En outre, l'intersyndicale (CGT, UNSA, SUD et CFDT) a décidé d’organiser une « vot’action » pour demander aux cheminots s'ils sont « pour ou contre » la réforme ferroviaire. Cette consultation, qui sera organisée du 14 au 21 mai 2018. la tenue de cette consultation, un document préparatoire a été édité. Le Monde révèle ce qu'il contient : « Les organisations syndicales régionales CGT, UNSA, SUD, CFDT établiront ensemble une liste des urnes fixes (…) accessibles lors des AG et d’urnes mobiles permettant d’alimenter celles-ci en allant à la rencontre des non-grévistes ». Le résultat de ce vote déterminera la poursuite du mouvement, à l'heure où ce dernier n'a jamais été aussi faible.

Pour rappel, depuis début avril 2018, les syndicats de cheminots CGT, Unsa, Sud Rail et CFDT sont en grève deux jours sur cinq pour protester contre la réforme de la SNCF, entraînant de fortes perturbations du trafic. Le prochain épisode de grève doit débuter samedi soir 12 mai et une journée « sans cheminots » est prévue lundi 14 mai 2018. Concernant la poursuite de ce mouvement social au cours de l'été 2018, le patron de la SNCF s'est montré sceptique. « Je ne pense pas que les cheminots aient la tentation de perturber les vacances des Français. Franchement, les Français nous en voudraient très longtemps d'avoir perturbé leurs vacances d'été », a-t-il souligné. « Les cheminots sont des gens responsables. Et encore une fois, début juin la loi de la République aura été adoptée, ce qui signifie donc que la réforme sera faite au Parlement », a conclu le dirigeant de la SNCF.




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