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VTC : réduction d'effectifs chez Uber et Lyft





Le 7 Mai 2020, par La rédaction

Entre les restrictions de déplacement et les mesures de confinement, les sociétés de VTC comme Uber et Lyft ont dû réduire la voilure de leurs activités. Des réductions d'effectifs ont été annoncées.


Le choc du coronavirus sur les VTC

Uber et Lyft, deux des leaders mondiaux du VTC, ont vu leur activité se réduire fortement en mars, suite à la mise en place du confinement dans une bonne partie des pays où ces entreprises sont présentes. La nécessité de rester chez soi limite forcément la demande en matière de déplacements. De plus, ces plateformes ont investi pour aider les chauffeurs et leurs véhicules à s'adapter à cette situation. C'est pourquoi les deux entreprises ont annoncé des suppressions d'effectifs : 17% chez Lyft, 14% pour Uber. Pour ce dernier, cela représente 3.700 emplois : cette coupe claire va concerner les équipes en charge du recrutement et du renseignement des clients. Il s'agit bien sûr de réduire les coûts et de réaliser des économies afin de franchir le cap de la crise sanitaire.

Le coût de ce plan de réduction des postes sera de 20 millions de dollars, a indiqué le groupe dans un communiqué. Dara Khosrowshahi, le PDG d'Uber, a également annoncé qu'il renonce à son salaire de base jusqu'à la fin de l'année, en accord avec le conseil d'administration de l'entreprise. Uber dévoilera ce jeudi 7 mai les résultats de son premier trimestre. Les analystes s'attendent à une forte réduction du nombre de courses et, par conséquent, du chiffre d'affaires.

Les chauffeurs considérés comme des salariés

Uber et Lyft bataillent sur le front du coronavirus, mais ce n'est pas leur seule préoccupation du moment. En Californie, la justice autorise le dépôt de poursuites contre les deux entreprises, qui refusent de requalifier le statut des chauffeurs : de travailleurs indépendants, ils peuvent devenir des salariés avec tout ce que cela comporte de protections sociales. L'État américain a voté une loi visant à transformer les contractuels en employés pour les entreprises qui ont un contrôle sur les tâches réalisées par leurs travailleurs.

Uber et Lyft sont dans cette situation : ce sont eux qui déterminent les tâches et la tarification de leurs chauffeurs. Il existe donc un lien de subornation qui font de ces travailleurs indépendants des salariés en bonne et due forme. Mais les coûts afférents à l'assurance chômage et aux congés payés sont évidemment bien plus importants pour un salarié que pour un contractuel. 



Tags : Uber


1.Posté par Lelou Modrak le 10/05/2020 11:44 | Alerter
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Ces plateformes spolient bel et bien leurs chauffeurs en terme de tarifs et de manque de liberté pour eux d'accepter ou refuser une course, le comble : ils sont notés

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