Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

Bernard Tapie va devoir rendre 404 millions d’euros à l’État





Le 19 Mai 2017, par

Bernard Tapie va devoir rendre l’argent : la Cour de cassation a jugé, ce jeudi 18 mai, que l’homme d’affaires doit rembourser les 404 millions d’euros obtenus en 2008.


L’affaire remonte à 1993, lorsque Bernard Tapie décide de vendre Adidas à des investisseurs pour la somme de 315,5 millions d’euros. Le Crédit lyonnais, qui était à l’époque une banque publique, est de ceux-là. Mais une année plus tard, l’établissement bancaire décide de revendre l’équipementier pour 700 millions d’euros : l’homme d’affaires estime alors avoir été floué et il obtient en 2008 la somme de 404 millions d’euros versée par l’État.

Mais voilà, l’arbitrage pris en faveur de Bernard Tapie en 2008 est entaché de fraude, selon le ministère public et le Consortium de réalisation, l’organisme en charge de liquider les comptes du Crédit lyonnais. La cour d’appel de Paris approuve cette demande et en février 2015, elle annule la décision de 2008. Bernard Tapie doit rendre l’argent, mais il gagne quelques mois supplémentaires via plusieurs pourvois en cassation. Pour arriver à ce jugement du 18 mai, confirmant l’annulation de l’arbitrage…

Les 404 millions d’euros seront-ils réellement remboursés ? Difficile à dire, l’homme d’affaires étant personnellement en liquidation judiciaire. La justice a néanmoins saisi 90 millions d’euros d’actifs, notamment une villa à Saint-Tropez et un yacht. Mais pour le reste, on peut penser que Bernard Tapie entend jouer la montre une fois encore.


Journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies, Olivier Sancerre est aussi versé dans... En savoir plus sur cet auteur

Tags : justice

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising







Master Class

Master Class

Marc Villand, Interconstruction: « nos projets sont un dialogue entre l’art et l’architecture »

L'opinion publique, une fantasmagorie nommée désir?

NMW Delormeau : l’excellence au service d’une approche inédite du conseil corporate

Trianon Palace Versailles : une vie de château

Les dirigeants de PME-PMI face au risque terroriste en France

Fabrice Lépine, Wonderbox : "la bonne gestion, pilier de notre solidité"

Fusions acquisitions : les pièges de l’engagement

Louis BERNARD, auteur de "La gestion de crise illustrée", nous livre les enseignements de la crise des missiles de Cuba
















Rss
Twitter
Facebook