Journal de l'économie

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Conférence de presse de François Hollande: les dix commandements économiques





Le 14 Janvier 2014

Devant un parterre de 600 journalistes, le Président de la République a, pendant un peu plus d’une heure et demie, abordé différents sujets et fait ainsi échos aux propos tenus à l’occasion de ses vœux pour l’année 2014. Politiques étrangère, budgétaire, fiscale, sociale ont animé les échanges entre François Hollande et les journalistes. Mais c’est bien sous le signe de l’économie que le Président de la République française a choisi de placer cet évènement médiatique. En voici donc un compte-rendu en 10 citations :


Le palais de l'Élysée - Crédit photo: Remi Mathis
Le palais de l'Élysée - Crédit photo: Remi Mathis
 
  • « Si la France veut garder sa place dans le monde, et garder la maîtrise de son destin, elle doit retrouver de la force économique. »
 
Dans son propos liminaire, François Hollande a annoncé la question économique comme la question prioritaire en matière de politique intérieure. Son instrument pour y répondre : le pacte de responsabilité.
 
  • « Sans les entreprises, il ne peut y avoir de création d'emplois dans la durée, c'est pourquoi j'ai proposé le pacte de responsabilité. »
 
Le Président de la République compte s’appuyer sur les entreprises française pour mener à bien sa politique. Une posture stratégique en rupture totale avec le début de son mandat.
 
  • « Il nous faut produire plus, et mieux […] il faut agir sur l’offre, car l’offre crée la demande ».
 
L’Élysée inscrit désormais son projet politique dans le cadre d’une politique de l’offre. Un revirement social-démocrate affiché que n’auront d’ailleurs pas manqué de questionner les journalistes dès le début des échanges avec François Hollande qui a explicité son projet.
 
  • « D’ici 2017, je propose la fin des cotisations familiales pour les entreprises et les travailleurs indépendants […] cela représente aujourd’hui 30 milliards d’euros de charge ».
 
La fin annoncée des cotisations familiales est une première mesure annoncée par la Présidence dans le cadre de cette nouvelle politique de l’offre. Une annonce saluée dans la foulée sur les réseaux sociaux par Laurence Parisot, ancienne présidente du Médef.
 
  • « Une trajectoire de prélèvement obligatoire sera fixée avec l’année 2017 pour horizon. Ma volonté c’est la modernisation de la fiscalité sur les sociétés, avec deux exigences : l’investissement et l’emploi ».
 
Autre mesure annoncée par la présidence, le calendrier des prélèvements se présente comme un gage de bonne volonté face au monde de l’entreprise qui s’est beaucoup plaint de l’instabilité fiscale et réglementaire de l’année 2013.
 
  • « Le choc de simplification est là. Mais il faut aller encore plus loin, réduire les procédures inutile ou couteuse pour faciliter la prise de décision. C’est la clé de la confiance ».
 
En présentant ces mesures, François Hollande souhaite inscrire cette nouvelle année de son quinquennat dans la continuité des efforts gouvernementaux annoncés en fin d’année et sous l’auspice de la confiance.
 
  • « Des contreparties seront demandées aux entreprises, et porteront sur des objectifs chiffrés, notamment d’embauche. Un observatoire des contreparties sera mis en place et le parlement y sera associé ».
 
Ayant annoncé une politique de l’offre, François Hollande a tenu à faire savoir qu’aucun « cadeau » ne serait fait aux entreprises. Après proposition du pacte de responsabilité aux acteurs économiques le 21 janvier à l’Élysée, ce sera d’ailleurs au tour des partenaires sociaux d’être conviés par l’exécutif pour discuter du déploiement des différentes mesures.
 
  • « Pourquoi faut-il réduire la dépense publique ? Parce que c’est le passage obligé pour réduire les déficits, le préalable à toute baisse de la fiscalité, et à la réalisation du pacte de responsabilité. Un transfert des charges des entreprises vers les ménages ? Ils ne le supporteraient pas ».
 
François Hollande a également tenu à rassurer les Français quant à la question fiscale. L’exécutif présente la réduction de la dépense publique comme une nécessité. Le chef de l’État a d’ailleurs cité l’exemple des pays scandinaves qui, a-t-il expliqué, « sont sortis plus dynamiques et plus solidaires » de leurs politiques de réduction des dépenses publiques.
 
  • « Plutôt que de proposer des coupes budgétaires aveugles, et injustes [...] je propose des réformes structurelles, et de redéfinir le rôle de l’État […] »
 
François Hollande a par ailleurs précisé son mode d’action pour dégager des économies sur le fonctionnement de l’État. Il envisage notamment de revoir l’organisation territoriale française et ainsi que certaines pratiques qui peuvent porter préjudice aux équilibres de la Sécurité sociale.
 
  • « Je ne laisserai pas faire ceux qui veulent sortir de l'euro et pensent sauver la nation alors qu'ils la mettent en péril. »
 
Parmi les derniers temps forts économiques de ce rendez-vous très médiatique de la Ve République, François Hollande a réaffirmé son attachement à l’euro et sa volonté de soutenir politiquement la monnaie européenne.





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