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Le Club Med poursuit son internationalisation





Le 9 Décembre 2013, par La rédaction

Après deux années légèrement bénéficiaires, le Club Méditerranée n’échappe pas à la crise du secteur touristique. Selon les résultats annuels, il est à nouveau déficitaire sur l’exercice 2012-2013 inscrivant une perte nette de 9 millions d’euros.


Une année difficile pour le secteur du tourisme

Yalong Bay sur l'île de Hainan - Crédit : Henning_48
Yalong Bay sur l'île de Hainan - Crédit : Henning_48
Le club accuse une perte totale de 70 millions d’euros depuis 2006. Et malgré tous les efforts du PDG, Henri Giscard d’Estaing, le groupe avait déjà du tirer un trait sur quatre sites : Hammamet en Tunisie, Dieulefit dans la Drôme, Pompadour en Corrèze et Val-Thorens en Savoie.

Cette année encore, la pression fiscale et l’augmentation du coût de la vie a conduit les français à freiner leurs dépenses. Parallèlement, les tensions politiques importantes en Egypte et en Tunisie n’ont pas favorisé le marché des touristes français dont la chute est estimée à 6%. Mais dans ce contexte difficile le Club affiche des résultats moins alarmants que d’autres professionnels du tourisme tels que Pierre & Vacances ou Thomas Cook. Tout en fermant certains sites, le Club entend poursuivre sa monté en gamme et son essor international. Sept projets sont confirmés d’ici à 2016.

Le consommateur chinois et le haut de gamme en ligne de mir

En Chine, cible privilégiée du groupe, un troisième village va ouvrir l’été prochain à Dong’ao Island, et deux autres suivront (certainement sur l’île tropicale de Hainan et à Qinhuangdao  dans le Nord-Est du pays). Le Club Méditerranée compte sur les marchés émergents pour se redresser, et particulièrement sur les chinois dont 108 000 ont bénéficié en 2013 d’un séjour au Club. La stratégie consiste à miser sur le besoin de repos de ces nouveaux consommateurs que le Club entend également mener sur l’Ile Maurice, aux Maldives, en Malaisie, en Thaïlande ou à Bali.
  
Le marché des vacances reste à construire en Chine mais son essor est rapide puisqu’il gagne 16% chaque année. Le Club y réalise ainsi un chiffre d’affaire de 30% par an. Pour ancrer sa marque sur le territoire et diffuser son concept de club tout inclus, le Club mise sur les réseaux sociaux qui y tiennent une place importante. Outre la Chine, les projets se portent sur le développement d’un pôle haut de gamme. A Val-Thorens, par exemple, un nouveau village plus chic remplacera l’ancien site dans un an. Figurent aussi au programme Buzios au Brésil et Oman, deux projets un peu retardés, ainsi qu’une destination pour le ski en Amérique du Nord. Le Club mise sur ces nouvelles stratégies pour recouvrir rapidement des résultats positifs. Les réservations pour l’hiver, en hausse de 5% semblent de bonne augure. 




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