Journal de l'économie

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Les CAP-BEP ne font pas le poids face à la crise





Le 19 Août 2015, par Léa Pfeiffer

La crise a accentué les difficulté d'insertion sur le marché du travail des diplômés d’un CAP ou d’un BEP. Alors que de leur côté, les titulaires d’un bac s'en sortent bien mieux. Une situation mise en avant par une étude du Céreq qui s'inquiète d'un écart toujours plus grand entre les niveaux de formation.


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Les jeunes délaissent les CAP et BEP

Les CAP-BEP affichent 31 % de chômage trois ans après leur arrivée sur le marché du travail.  Aujourd'hui, les non-diplômés sont 49 % a être touchés par le chômage trois ans après avoir quitté les bancs de l'école. A titre de comparaison, à cette même période, le taux de chômage des diplômés d’un bac professionnel est de 20 %, pour un bac général 24 %, et enfin 10 % pour diplômés du supérieur.
 
« La crise heurte frontalement les diplômés de CAP et BEP, venant détériorer encore leur positionnement sur le marché du travail », pointe un rapport du Céreq. « Sans être épargnés par la crise, les bacheliers technologiques ou professionnels sont nettement moins exposés », indiquent les auteurs. Du coup, les jeunes préfèrent désormais poursuivre leurs études dans l’espoir d’obtenir un bac pro ou un bac techno.

Le BEP et le CAP pourraient disparaître

Le BEP a largement été délaissé dans les années 90, puis très affaibli par la réforme du bac pro en 2009, il n'est plus que l'ombre de lui-même. Désormais, les jeunes préfèrent se tourner vers un baccalauréat professionnel. Effet d’anticipation, le rapport du Céreq constate, dès l’année 2008, « un écroulement des effectifs de BEP au profit de ceux des bacs professionnels ».
 

Le CAP souffre aussi de la concurrence croissante des bacs pros et de la crise. Constatant que les diplômés de CAP-BEP sont « moins bien armés pour affronter un marché du travail d’une sélectivité croissante », les auteurs de l’enquête en viennent à s’interroger sur l’existence même de ces diplômes. « A terme », leur pertinence « pourrait être remise en question », jugent-ils.





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