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Les filiales étrangères installées en France n'arrivent plus à convaincre leurs maisons-mères d'y investir





Le 19 Décembre 2013, par La rédaction

Suite aux Etats de la France qui se sont tenus mercredi 18 décembre 2013, 50 dirigeants de filiales françaises de multinationales ont décidé de lancer un appel à l’Etat français pour lui faire part du danger que représente leur impossibilité de convaincre les investisseurs.


La France « sous observation »

Dans leur appel, Alain Dehaze (Adecco groupe France), Gérald Karsenti (HP France), Christophe de Maistre (Siemens France), Christian Nibourel (Accenture) et les patrons signataires de 46 autres filiales rappellent à l’Etat française l’importance des sociétés étrangères dans son économie. Au total ce sont 50 présidents qui emploient 150 000 salariés et génèrent environ 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel sur le territoire français qui demandent aux pouvoirs publics de prendre leur responsabilité pour que la France redevienne compétitive. Ces présidents, qui se présentent comme les ambassadeurs auprès de leurs maisons mères, témoignent de leurs difficultés à les convaincre d’investir en France. Plus encore, ils relatent un phénomène de mise « sous observation » et de défiance.
Les filiales étrangères installées en France n'arrivent plus à convaincre leurs maisons-mères d'y investir

Les filiales des entreprises étrangères génèrent une part importante de l’activité française

A l’appui de leurs revendications, ils soulignent qu’au-delà de leur propre initiative, 13% des salariés français sont employés par 20 000 entreprises étrangères installées en France qui couvrent 29% du chiffre d’affaires de son industrie, 1/3 de ses exportations et 29% de ses activités de Recherche & Développement. Seulement, aujourd’hui, ces entreprises regrettent de ne plus pouvoir séduire les investisseurs internationaux faute de marges de manœuvre trop restreintes. Sur ce point les directeurs précisent que la France manque de compétitivité non seulement au regard de la concurrence que représente les pays émergents, mais également face à celle des économies matures dont l’impératif d’attractivité est placé au cœur des politiques. Et c’est bien à leurs yeux le point crucial.




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