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Logelis : un constructeur écolow-cost dans l’air du temps





Le 2 Décembre 2015, par La Rédaction

En proposant une offre de qualité à des prix ultra-compétitifs, le constructeur français parvient à concilier des impératifs environnementaux et budgétaires à travers son modèle « low-tech ». Certains bailleurs sociaux, notamment, y voient déjà une solution idoine à la redoutable équation qu’on leur impose : construire toujours plus, mais avec des enveloppes de plus en plus maigres. Une situation qui, à une autre échelle, n’épargne pas non plus les ménages français, en prise avec un marché congestionné, et donc moins accessible.


Offre « low tech » : éco-performance, rapidité et qualité.

Le siège de Logelis est implanté à Romans-sur-Isère, dans la Drôme
Le siège de Logelis est implanté à Romans-sur-Isère, dans la Drôme
Comme l’explique le PDG de l’entreprise, Renaud Sassi, l’idée au cœur du projet Logelis est celle « de construire de façon plus simple grâce à des nouvelles techniques et l’industrialisation. »(1) C’est dans cet esprit que l’entreprise développe, après des années de Recherche & Développement, sa technologie dite « low tech » brevetée en 2013 et née de la constante recherche de qualité et d’éco-performance en se basant sur « un module similaire aux lego qui nous permet d’assembler des panneaux de bois de ciment de 1m25 sur 3m. »

Mais pourquoi « low tech », au juste? Parce que la spécificité de cette offre réside dans le gain de temps et d’argent qu’elle procure ; ni plus, ni moins. En effet, en permettant de construire un mur en seulement deux heures, la « low tech » est une sorte de système haut-de-gamme à bas coûts, « très facile à employer », explique Renaud Sassi.

En cherchant à combiner qualité et performance écologique, l’entreprise s’efforce ainsi depuis 2013 de concevoir l’habitat de demain. L’approche qualitative développée par Logelis permet à ses constructions d’être « à la pointe de l’isolation thermique» et « de répondre à la RT 2020 en optant pour des panneaux autoportants isothermes recyclables de coefficient supérieur à 7, afin d'obtenir une isolation exceptionnelle», précise Renaud Sassi. (2) Et l’entrepreneur n’entend pas s’arrêter là en matière d’efficacité énergétique : « bientôt, des filtres solaires seront installés sur nos maisons, permettant à ces dernières de basculer en énergie positive », poursuit-il. 

Une « intention sociale »

Ce n’est un secret pour personne : l’accès à la propriété est une aspiration à laquelle de nombreux ménages renoncent aujourd’hui. Dans les villes, les terrains constructibles se raréfient, le prix du m² explose, et grève le budget construction des ménages. De la même manière, les bailleurs sociaux s’inquiètent de la probable disparition en 2016 des « aides à la pierre » (400 M€ en 2015), dont la vocation première était justement de permettre une production suffisante de logements à loyers modérés.

Un cercle vicieux qui n’échappe pas à Logelis, qui exposait en Septembre dernier au Salon de l’Hexpo à Montpellier. Ce rendez-vous des acteurs de l’habitat social a permis à l’entreprise de sensibiliser les bailleurs sociaux à sa vision de l’habitat. « Il y a une réelle intention sociale dans notre projet », plaide Renaud Sassi, fort d’un catalogue affichant des tarifs de construction inférieurs de 20 à 30% aux prix moyens du marché.

Et de toute évidence, le positionnement de Logelis lui permet aujourd’hui « de répondre aux demandes des bailleurs sociaux qui travaillent souvent à flux tendus » comme «aux besoins de marchés auxquels la construction traditionnelle ne peut répondre pour l’instant. » (3) 

Innovation frugale

A en croire le chef d’entreprise, les bailleurs sociaux sont déjà nombreux à avoir manifesté leur intérêt à l’égard du modèle. Reste un obstacle à lever, celui-ci sur le marché de l’habitat individuel : il s’agit de l’attachement des français aux matériaux traditionnels comme la pierre et le béton. Les deux maisons témoins de l’entreprise, installées à Fay-aux-Loges et inaugurées en septembre dernier, devraient contribuer à cet objectif.

Au cours du même mois de septembre, l’entreprise s’est également installée dans un nouveau bâtiment de 5650 mètre carré afin d’accueillir sa nouvelle ligne industrielle. Un tournant important puisque Logelis a désormais la capacité de construire une maison par jour. Ainsi, l’entreprise continue de se consolider en France bien que son modèle commence d’ores et déjà à séduire à l’étranger. « Nous comptons démarrer la construction des premières maisons à l’étranger d’ici les trois années à venir, affirme Renaud Sassi. Nous développons à cet effet un système plus léger doté d’un système d’accroche plus souple, adapté pour les PVD. Car dès la genèse du projet, nous avions à cœur de répondre aux problématiques de construction qui se retrouvent aux quatre coins du monde. Notre technologie est tout à fait pertinente dans les pays très froids ou chauds et humides mais également face aux risques sismiques. » 

C’est donc une autre vision des fondamentaux du secteur, et une dose de bon sens que Logelis cherche à instiller dans les esprits. Comme le résume l’entrepreneur : « On pose un panneau, puis un poteau et ainsi de suite... et on fixe tout ça sur une ossature bois. En dix jours, nous sommes hors d'eau, hors d'air, c'est d'une simplicité étonnante ». Après tout, pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?  
 




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