En lançant des mesures anti-corruption drastiques, la Chine a fortement réduit sa consommation de bordeaux l’an dernier. Si on ajoute à cela une vaste enquête anti-dumping, toujours provenant de Chine, ainsi que des récoltes plus faibles que prévu, les exportations de vins de Bordeaux ont globalement baissé de 9% avec 279 millions de bouteilles. L’impact sur le chiffre d’affaires est évidemment important : à 1,8 milliard d’euros, il trébuche de 17%.
Mais les mauvais chiffres ne proviennent pas que de l’empire du Milieu. Les exportations vers l’Union européenne ont baissé de 8% : seule l’Allemagne a plus importé de 8%. Après la Chine, qui a consommé 366 000 hectolitres de vins en 2014, l’Allemagne est d’ailleurs à la seconde place en termes de marché pour l’industrie (288 000 hectolitres). La Belgique, qui complète le podium, reste quasiment stable à 234 000 hectolitres (-2%).
Le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB) s’attendait à ces mauvais résultats. L’enquête anti-dumping, qui a finalement pris fin suite à un accord avec l’Union européenne. Il n’est donc pas impossible que les chiffres soient meilleurs en 2014.

