Le constructeur automobile a annoncé une nouvelle vague de changements à sa direction, marquant une étape supplémentaire dans la transition initiée après le départ de Carlos Tavares en décembre. L’entreprise se recentre sur une structure plus agile et accorde plus de pouvoir à ses responsables régionaux.
Le comité exécutif de Stellantis en pleine transformation
Depuis la démission surprise de Carlos Tavares en décembre dernier, Stellantis, quatrième constructeur automobile mondial, continue de revoir sa gouvernance. L’entreprise a officialisé plusieurs nominations stratégiques, réaffirmant que la recherche d’un nouveau directeur général se poursuivait et que l’annonce serait faite au premier semestre 2025.
Parmi les changements notables, Antonio Filosa, responsable des opérations nord-américaines, prend également la tête de la division qualité au niveau mondial. Ce choix renforce sa position comme l’un des candidats potentiels à la succession de Tavares. Dans le même temps, Bob Broderdorf lui succède à la direction de la marque Jeep.
Du côté européen, la marque Peugeot voit l’arrivée d’Alain Favey, qui succède à Linda Jackson, partie à la retraite après une longue carrière sous l’ère Tavares. Cet ancien dirigeant de Skoda et d’Europcar apporte son expertise en gestion de marques automobiles. De son côté, la marque premium DS passe sous la direction de Xavier Peugeot, jusqu’ici responsable des véhicules utilitaires. Son ancien poste est repris par Anne Abboud.
Une simplification organisationnelle stratégique
Outre ces nominations, Stellantis a pris une décision majeure : fusionner ses divisions logicielles et d’ingénierie sous la direction de Ned Curic. Cette réorganisation marque le départ d’Yves Bonnefont, ancien cadre de PSA en charge du développement logiciel du groupe. Il faisait face à des défis liés à l’harmonisation des plateformes numériques héritées des anciennes entités PSA et Fiat Chrysler, notamment avec des retards affectant la Citroën C3 et la production des véhicules utilitaires.
Cette restructuration vise à clarifier les responsabilités et à donner davantage de latitude aux dirigeants régionaux en matière de développement de produits et d’opérations commerciales. John Elkann, président de Stellantis, a souligné que ces changements permettraient « d’accroître l’agilité locale et d’améliorer l’exécution ».
En toile de fond, la question de la succession de Tavares reste centrale. L’annonce du futur directeur général est attendue après l’assemblée générale du groupe, prévue le 15 avril. D’ici là, Stellantis continue de se transformer pour asseoir son modèle post-fusion et renforcer sa compétitivité dans un marché en mutation.




En tant que ancien agent de maîtrise dans l’usinage de l’entreprise Citroën (1967_1978), je déplore fermement une chute énorme de la qualité dans la fabrication des automobiles ( Peugeot et Citroën) en son temps on disait « la pigeot c’est la milleures voiture ! » ayant acquis un 5008 il y a 4 ans et obligé de changer le turbo à 90 000 Km ainsi que le bac d’AD Blue à 110 000 km c’est une catastrophe…Bravo à vous les actionnaires d’avoir mis un guignol cupide et et content de sa prime de départ à la tête de ce qui était une magnifique entreprise … profitez bien de vos dividendes ! En résumé je pense que le groupe stellantis est devenu à l’automobile ce que Boeing est devenu aux avionneurs !