La campagne d’alternance 2026 de La Poste prévoit l’ouverture de 3.700 postes sur l’ensemble du territoire. Destinées aux candidats préparant un diplôme du CAP au Bac +5, ces offres concernent une grande diversité de métiers et s’inscrivent dans la stratégie de renouvellement des compétences du groupe.
Alternance : une formation rémunérée et professionnalisante
Pour de nombreux jeunes, l’alternance constitue aujourd’hui une voie privilégiée pour accéder à un premier emploi stable. Elle permet d’acquérir une expérience professionnelle tout en percevant une rémunération et en préparant un diplôme reconnu. Dans un environnement économique marqué par des ajustements du marché du travail, la sécurisation des parcours devient un enjeu central.
L’alternance repose sur un principe simple : combiner enseignement théorique et immersion en entreprise. Concrètement, l’alternant partage son temps entre son établissement de formation et son employeur. Ce modèle permet de développer des compétences opérationnelles directement valorisables sur le marché du travail.
Selon les dernières données publiées par l’Insee, portant sur les cohortes sorties de formation en 2021 et 2022, le taux d’emploi six mois après un apprentissage varie fortement selon le niveau de diplôme. Il peut approcher 75% à 80% pour certains diplômés de licence professionnelle ou de master en apprentissage, tandis qu’il demeure plus faible pour les titulaires d’un CAP. Ces données sont publiées avec un décalage temporel lié au traitement statistique des déclarations sociales et des bases administratives.
Ce constat illustre un point clé pour les candidats : le choix du diplôme et du secteur d’activité joue un rôle déterminant dans l’insertion future.
Des métiers accessibles sur tout le territoire
Les 3.700 postes proposés par La Poste concernent plusieurs domaines d’activité : distribution du courrier et des colis, logistique, services financiers, fonctions support, ressources humaines ou encore numérique. L’entreprise, implantée dans l’ensemble des régions françaises, offre ainsi des opportunités aussi bien en zone urbaine que dans les territoires plus ruraux.
Pour les familles, l’alternance représente également un levier financier. Le contrat d’apprentissage prévoit une rémunération indexée sur l’âge et le niveau d’études, ce qui permet aux jeunes de gagner en autonomie tout en limitant le coût des études. Ce modèle attire un nombre croissant de candidats depuis plusieurs années.
Les statistiques du ministère du Travail confirment d’ailleurs l’ampleur prise par l’apprentissage. D’après la Dares, 889.400 contrats d’apprentissage ont débuté en 2024. À la fin de cette même année, la France comptait environ 1,05 million d’apprentis en cours de contrat.
Une dynamique nationale qui marque le pas
Les premières données disponibles pour 2025 montrent toutefois un léger ralentissement. Selon la Dares, 812.000 contrats d’apprentissage avaient débuté à fin novembre 2025, soit une baisse de 4,7% sur un an. Cette évolution intervient dans un contexte où l’emploi salarié privé connaît un rythme de progression plus modéré.
Pour autant, le niveau global reste historiquement élevé par rapport à la situation d’avant 2018. L’apprentissage s’est durablement installé comme un outil structurant de la politique d’emploi des jeunes.
Dans ce paysage, les grandes entreprises jouent un rôle clé en maintenant des volumes significatifs de recrutement. En annonçant 3.700 postes d’alternance pour 2026, La Poste confirme sa volonté d’investir dans la formation et la transmission des compétences, tout en répondant à ses propres besoins de renouvellement des effectifs.

