Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

Fin du support de Windows XP : les banques à risque ?





Le 18 Mars 2014, par

Microsoft a décidé, afin de faire plus rapidement passer ses utilisateurs sur ses nouvelles plateformes, Windows 8 en tête, qu’elle allait arrêter le support technique pour Windows XP, son produit phare. Un problème facile à résoudre pour les privés mais qui risque de poser de gros problèmes de sécurité pour les retraits d’argent.


cc/flickr/Mussi Katz
cc/flickr/Mussi Katz
Dans le monde on ne compterait pas moins de 3 millions de machines pour retirer de l’argent et elles sont vieilles puisque la majorité a plus de 20 ans. Pour des questions économiques mais également de stabilité du système, les banques n’ont quasiment jamais changé de système opératif sur ces machines et 95% tourneraient sous Windows XP. 

Si Windows avait prévenu assez en avance l’arrêt du support technique d’XP, les banques, fautes de moyens et crise oblige, n’ont pas pris le temps d’investir l’argent nécessaire pour faire le changement. Avec un résultat qui pourrait s’avérer dangereux : les pirates pourraient s’attaquer aux terminaux de retrait.

Une situation problématique qui a déjà entraîné, de la part de la firme de Redmond, une réponse palliative : la protection antivirus « Antivirus Security Essentials » devrait être prolongée jusqu’en 2015 pour laisser le temps aux instituts bancaires de faire le nécessaire. Mais cette protection reste basique et pourrait permettre la découverte de failles de sécurité importantes que Windows ne réparerait pas.

Toutefois, pour les spécialistes de la sécurité informatique, le gros danger réside dans les ordinateurs des employés de banque qui, en plus d’être connectés sur internet, permettent l’accès à des données sensibles ainsi que la réalisation d’opérations.

Loin d’avoir été prises au dépourvu, les grands groupes bancaires mondiaux, dont JP Morgan, auraient trouvé des accords avec Microsoft pour que, moyennant un paiement, les techniciens de la firme continuent de faire les mises à jour nécessaires. Selon Reuters, un tel investissement avoisinerait les 59 millions d’euros pour les seuls retraits britanniques.

Mais le problème de la sécurité reste entier et la mise à jour devra se faire un jour ou l’autre.
 


Paolo Garoscio
Après son diplôme de Master en Philosophie du Langage, Paolo Garoscio a décidé de se tourner vers... En savoir plus sur cet auteur


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising








Les entretiens du JDE

Les entretiens du JDE

Christian Aghroum : Gilets jaunes et mobilisation numérique

Philippe Schleiter: "faire réussir des choses extraordinaires par des gens ordinaires"

Gilles Imbert, groupe Interconstruction : « Les promoteurs indépendants sont obligés, plus que les autres, de tenir leurs engagements »

Loïk Le Floch-Prigent : « En finir avec le dérèglement industriel »

Florent Skrabacz, CEO de Shadline : « L’invisibilité des données est la clé de la résilience numérique »

Général Soubelet : « Traitons les vrais problèmes, ne poussons pas les Français à la révolte »

Entretien avec Ignacio de la Torre : "Nous vivons le début de la fin de « l’argent bon marché » !"

Fabrice Lépine, DG de Wonderbox : "Nos partenaires sont les premiers ambassadeurs de notre marque"









Rss
Twitter
Facebook