Bruxelles ouvre un « dialogue stratégique » avec l’industrie automobile

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Bruxelles ouvre un « dialogue stratégique » avec l’industrie automobile | journaldeleconomie.fr

La Commission européenne lancera un dialogue stratégique dès janvier pour soutenir une industrie automobile en pleine transformation. Entre transition écologique, défis économiques et tensions sociales, les enjeux s’accumulent pour préserver l’avenir de ce secteur clé en Europe.

Une initiative européenne pour soutenir l’automobile en Europe

L’Union européenne s’apprête à prendre des mesures fortes pour répondre à la crise que traverse l’industrie automobile. Dès janvier, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, inaugurera un « dialogue stratégique » réunissant industriels, syndicats et acteurs politiques. L’objectif : poser les bases d’un plan d’action pour soutenir un secteur fragilisé par des bouleversements sans précédent.

« Nous devons soutenir cette industrie dans la transition profonde et disruptive qui s’annonce. Et nous devons veiller à ce que l’avenir de l’automobile reste fermement ancré en Europe », a déclaré Ursula von der Leyen. Ce dialogue visera à stimuler l’innovation, accompagner la décarbonation, préserver l’emploi et renforcer la demande pour les véhicules propres. Une concertation essentielle, alors que les constructeurs peinent à répondre aux exigences environnementales imposées par Bruxelles.

Une crise aux multiples facettes

Les difficultés du secteur automobile s’amoncellent. Si l’interdiction des véhicules thermiques neufs prévue pour 2035 marque un tournant écologique, elle génère également de fortes tensions parmi les constructeurs. En cause : des objectifs stricts de réduction des émissions de CO2 à atteindre dès 2025, assortis d’amendes sévères en cas de non-conformité. Plusieurs pays, dont la France et l’Italie, ont exprimé leur désaccord à Bruxelles face à ces sanctions potentielles.

En parallèle, les immatriculations de véhicules électriques neufs, censés incarner l’avenir de l’industrie, ont reculé de 9,5 % en novembre, plombées par des marchés français et allemand en repli. Ce ralentissement inquiète les acteurs du secteur, confrontés à une demande insuffisante et à des investissements lourds dans les nouvelles technologies.

L’heure est donc à l’action pour l’Union européenne, qui devra concilier ambitions écologiques et réalités économiques. Le dialogue stratégique de janvier s’annonce comme un moment clé pour tracer l’avenir d’une industrie en mutation, tout en évitant qu’elle ne perde son ancrage en Europe.

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