En septembre 2026, l’inflation atteint 3,1% en France, son plus haut niveau depuis janvier 2024. Derrière ce chiffre inquiétant se cache une réalité rassurante : l’inflation sous-jacente reste stable à 1,5%, révélant que seule l’énergie flambe avec une hausse de 21,3% sur un an.
Comprendre l’inflation et ses spécificités
L’inflation, qui traduit une hausse générale des prix sur un an, a atteint 3,1% en France en septembre 2026, contre 2,4% le mois précédent. Cette augmentation de 0,7 point est principalement due au secteur énergétique.
En comparaison, l’inflation dans la zone euro s’élève à 3,8%. La disparité avec la France s’explique par le poids variable de l’énergie dans les paniers de consommation. Les pays plus dépendants du pétrole ou du gaz sont plus affectés par la hausse des prix énergétiques. En France, l’énergie nucléaire joue un rôle modérateur, bien que les carburants y aient un impact significatif. Aux États-Unis, l’inflation atteint aussi 3,7%, également en raison de l’énergie.
En France, l’énergie a bondi de 21,3% sur un an, avec une accélération continue depuis juillet. Cette hausse est principalement due aux perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, affectant le prix du pétrole, qui dépasse 106 dollars le baril. Le gazole a atteint 2,41 euros le litre le 20 septembre 2026, selon Journal du Coin. Les combustibles liquides ont explosé de 64% sur un an.
L’inflation sous-jacente et son importance
En excluant l’énergie et l’alimentation, l’inflation sous-jacente reste stable à 1,5% en France. Cela indique que l’inflation ne s’étend pas aux salaires, loyers et services, évitant ainsi une spirale prix-salaires. La Banque centrale européenne surveille cet indicateur.
Alvaro Santos Pereira, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a souligné lors du Bangkok Economic Festival que l’inflation ne se propage pas en Europe, et que la hausse des prix reste limitée à l’énergie, un phénomène temporaire lié à des tensions géopolitiques.
Interprétation et implications pour les ménages
La BCE rassure : tant que l’inflation sous-jacente demeure à 1,5%, le risque d’une inflation généralisée reste limité. Le choc énergétique est externe et pourrait se résorber si le contexte géopolitique s’améliore, ce qui ferait baisser l’inflation globale. Cependant, une propagation aux salaires ou autres prix pourrait changer la donne.
Avec le Livret A rémunérant à 1,7%, les épargnants subissent un rendement réel négatif de 1,4 point face à l’inflation à 3,1%. Un capital de 10 000 euros perd 140 euros de valeur réelle sur un an. Les ménages doivent choisir entre sécurité (Livret A) et performance (placements boursiers, immobilier). La stabilité de l’inflation sous-jacente suggère que la BCE ne relèvera pas ses taux à court terme, préservant des conditions de crédit favorables.




