Inflation mai 2025 : le panier moyen pèse toujours plus lourd

Pour les foyers les plus modestes, qui consacrent une part importante de leurs revenus aux dépenses alimentaire, l’effet de soulagement attendu reste marginal.

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Inflation mai 2025 : le panier moyen pèse toujours plus lourd © journaldeleconomie.fr

Selon l’estimation provisoire publiée par l’Insee le 27 mai 2025, l’inflation ralentit à +0,7 % sur un an en mai 2025, contre +0,8 % en avril. Un chiffre qui, à première vue, pourrait laisser penser à une amélioration du pouvoir d’achat. Pourtant, à l’échelle des dépenses quotidiennes, le ressenti des consommateurs ne suit pas toujours les courbes officielles. Car si l’énergie baisse, l’alimentation continue, elle, de peser sur le panier moyen.

L’alimentation poursuit sa progression, loin du reflux général

Dans son rapport Indice des prix à la consommation – résultats provisoires (mai 2025), l’Insee observe une progression annuelle des prix alimentaires de +1,3 %, contre +1,2 % en avril. Une dynamique qui contraste avec le recul général de l’inflation, nourrie principalement par la baisse des prix de l’énergie.

Les produits frais, longtemps moteurs de la flambée des prix alimentaires, ralentissent mais restent en hausse (+1,7 % sur un an, après +4,0 % en avril). Quant aux autres produits alimentaires, ils repartent légèrement à la hausse avec +1,3 %, contre +0,9 % le mois précédent.

Une baisse mensuelle globale… mais pas sur tous les rayons

En mai 2025, l’indice général des prix à la consommation recule légèrement de 0,1 % sur un mois. Une baisse qui s’explique en grande partie par le repli de l’énergie (-8,1 % sur un an, -7,8 % en avril), notamment les produits pétroliers et le gaz, selon l’Insee.

Cependant, dans les rayons alimentaires, la tendance reste haussière. Les ménages ne bénéficient donc pas, à court terme, du ralentissement de l’inflation générale. Pâtes, viandes, laitages, fruits : les produits de base ne connaissent aucun repli significatif, et leur poids reste constant dans le budget mensuel.

Un panier moyen toujours contraint pour les ménages

L’instabilité des prix des autres postes de consommation (services à +2,1 %, tabac à +4,1 %, produits manufacturés à -0,2 %) n’offre pas de compensation à la hausse de l’alimentation. Pour les foyers les plus modestes, qui consacrent une part importante de leurs revenus aux dépenses alimentaire, l’effet de soulagement attendu reste donc marginal.

En l’absence de baisse significative dans ce secteur clé, les habitudes d’achat ne changent pas : produits premier prix, arbitrages entre qualité et quantité, chasse aux promotions.

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