Face à une inflation qui ralentit mais des prix qui restent élevés, les Français changent leurs habitudes de consommation en grande surface. Les enseignes, confrontées à une baisse de fréquentation et des ventes en recul, doivent s’adapter à une clientèle plus prudente, tandis que les négociations entre industriels et distributeurs s’intensifient.
Les Français boudent les grandes surfaces
Les supermarchés connaissent une situation inédite : les ventes en volume ont chuté de près de 1 % sur un an, entraînant une baisse de chiffre d’affaires de 0,5 %, selon l’institut Circana. Un phénomène qualifié d’« inédit depuis dix ans ». Malgré le ralentissement de l’inflation, les consommateurs limitent leurs achats et modifient leurs habitudes, un bouleversement qui fragilise les enseignes.
Les ménages adaptent leurs choix face à l’augmentation persistante des prix. Les marques de distributeurs continuent de séduire, tandis que les promotions deviennent incontournables. Certains produits non essentiels, comme l’adoucissant ou les produits de beauté, sont délaissés. Dans les rayons alimentaires, les arbitrages sont nombreux : les Français privilégient la ricoré au café, la truite fumée au saumon ou encore le prosecco au champagne. Des changements dictés autant par le pragmatisme que par des contraintes budgétaires.
Ces ajustements sont particulièrement visibles dans des zones où le pouvoir d’achat est plus faible. Selon Circana, les rayons boissons (-3,7 % en volume) et droguerie-hygiène-beauté (-2,7 %) sont les plus touchés. Même les fêtes de fin d’année, habituellement synonymes de relâchement, n’ont pas inversé la tendance.
Consommer autrement : le pragmatisme des ménages
En coulisses, les négociations entre industriels et grandes surfaces battent leur plein. Jusqu’au 1er mars, les deux parties doivent s’entendre sur les prix pour l’année 2025. Mais les discussions sont tendues : certains industriels réclament des hausses comprises entre 8 % et 10 %, malgré des baisses de certaines matières premières comme le blé et le sucre. Le café, le beurre ou encore l’huile d’olive restent particulièrement chers, ce qui risque de maintenir des prix élevés dans les rayons.
Thierry Cotillard, président d’Intermarché, dénonce l’attitude de certains industriels qu’il accuse d’augmenter leurs tarifs de manière « irresponsable ». Une situation d’autant plus délicate que les consommateurs montrent des signes de méfiance croissante à l’égard des grandes surfaces, préférant limiter leurs dépenses.
Cette crise met en lumière un paradoxe : alors que l’inflation ralentit, la tension sur les prix reste forte, alimentée par des enjeux structurels et conjoncturels. Les enseignes devront redoubler d’efforts pour reconquérir une clientèle devenue plus exigeante et prudente.




Les industriels sont de vrais escrocs qui n’en ont et n’auront jamais assez!je leur souhaite à toute cette bande de rapaces (voleurs) de connaître un jour la faim et surtout la misère (de tout mon cœur car franchement ils le méritent)
L inflation ne ralenti pas elle continue quand on garde les tickets de caisse on voit bien quelle continue mais on veux nous faire croire qu elle diminue on est pas des neuneu non plus
Les grandes enseignes ont eu leur heure de gloire, maintenant c est fini. Il y a eu un avant covid et maintenant un après. Rien n est plus pareil. J habite en banlieue nord de Paris, et mes courses je les fait chez les commerçants de la ville, avec les communautés qui se sont installées c est plus pratique, je trouve de tout, et je m en sors mieux que les supermarchés, riz, pâtes, farine, sucre, lentilles par 5kg. Avec le temps ces grandes surfaces sont devenues des pièges autant pour les consommateurs que les agriculteurs. Des géants à faire du fric facile, elle est loin la mentalité par laquelle le consommateur était chouchouté, maintenan.il est devenu » une vache à lait » .le consommateur. Aucun intérêt à dépenser son argent chez des vampires. Oui, on apprend à manger autrement, à gérer autrement, à s ouvrir à d autres horizons
Les grandes surfaces se sont engraisser depuis de nombreuses années aujourd’hui ont a le phénomène du balancier désolé les français s’aprauvisse de jour en jour
quand on connaît les marges appliquées par certaines enseignes, faut pas s’étonner, des produits identiques 3 à 5 fois moins cher chez action que chez Édouard, et d’autres enseignes vont arriver. Changement de stratégie vous dites ?