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Bitcoin : réelle alternative ou pot de miel ?





Le 5 Décembre 2013

Le 5 décembre, la banque de France a publié un avis mettant en garde les utilisateurs de la monnaie virtuelle bitcoin. Ironie du sort, cette monnaie, qui se voulait être une réelle alternative aux monnaies traditionnelles, est désormais surveillée de près par des institutions bien réelles, précisément à cause de « remuements » considérés comme dangereux pour ses détenteurs.


Un objet de spéculation

Bitcoin : réelle alternative ou pot de miel ?
Une mise en garde contre son utilisation : voilà ce que la Banque de France a publié le 5 décembre face à l’explosion de l’utilisation du bitcoin. Cette monnaie, qui se voulait différente, fait pourtant aujourd’hui l’objet d’une spéculation inédite. Et celle-ci s’accompagne de variations de valeurs démesurées : la Banque de France souligne que si son cours en octobre tourne autour de 150 dollars, la monnaie virtuelle dépasse les 1000 dollars avant la fin du mois suivant. « Cette hausse a été notamment alimentée au cours de l’automne 2013 par l’interprétation abusive des propos du président du Système fédéral de réserve, Ben Bernanke, lors des auditions sur les monnaies virtuelles menées devant un comité du Sénat américain et par l’indication que le premier moteur de recherche chinois acceptait dorénavant le bitcoin pour les paiements en ligne », précise l’institution. Le bitcoin, utilisé à travers la planète entière, ne fait plus exception. Mais c’est surtout sa convertibilité qui pose problème, tout comme son acceptation par des commerçants de la « sphère réelle » : « ces faits nécessitent que les utilisateurs soient pleinement informés des dangers induits par le développement de ces monnaies non régulées. »

Quelles limites ?

De fait, l’absence totale de régulation ou de garantie de cette monnaie représente un danger.  L'absence, par exemple, d'une garantie de remboursement à tout moment et, ceci, à la valeur nominale, incite, selon la Banque de France, à la plus grande prudence. Mais l’institution va plus loin dans son analyse : « En limitant la quantité maximale de bitcoins pouvant être créée et en faisant fluctuer le rythme de création au cours du temps, les concepteurs ont « organisé » la pénurie de cette monnaie virtuelle et lui ont ainsi conféré son caractère hautement spéculatif. » En outre, la valeur de cette monnaie « résulte exclusivement de la confrontation de l’offre et de la demande ». Cette monnaie alternative ne deviendrait donc qu’une caricature de la loi du marché ? Ces recommandations, loin d’être limitées à la seule Banque de France, supposent un certain nombre de pistes à développer afin d’ « encadrer les risques liés au développement du bitcoin ». Une des principales mesures évoquée : un strict contrôle de la conversion de la monnaie virtuelle en monnaie sonnante et trébuchante, en particulier dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement d’activités illégales.

Le communiqué de la Banque de France : http://www.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/banque_de_france/publications/Focus-10-stabilite-financiere.pdf




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