Journal de l'économie

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Les médicaments sans ordonnance bientôt au supermarché





Le 29 Juillet 2014, par

L'Inspection générale des finances tape du poing sur la table. Dans un rapport publié ce lundi, l'IGF estime que les prix des médicaments en pharmacie est trop élevé en France. Sa solution ? Autoriser les supermarchés à vendre des médicaments.


(c) Shutterstock/EconomieMatin
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L'IGF veut s'attaquer au monopole des pharmacies qui, en France, font la pluie et le beau temps en matière de prix des médicaments. Bercy voudrait réduire les marges jugées trop importantes des officines, réalisées sur des médicaments vendus sans ordonnance, le tout pour améliorer le pouvoir d'achat des Français.
 
Actuellement, les médicaments sans ordonnance (ou dont l'ordonnance est facultative), de type Doliprane ou Aspegic, ont des prix fixés par l'État… sur lesquels les pharmaciens peuvent appliquer la marge qu'ils souhaitent. Certains en abusent, tout comme pour les médicaments non remboursés; les Nurofen ou Fervex sont vendus à des prix cette fois complètement décidés par les pharmacies.
 
L'Inspection générale des finances pointe des prix qui ont augmenté deux fois plus vite que le coût de la vie sur une période de 15 ans. Cette mesure d'ouverture d'un pan entier de l'économie des pharmacies permettrait des économies substantielles, non seulement pour le porte-monnaie des Français, mais aussi pour la Sécurité sociale. Le seul paracétamol représente des dépenses de 500 millions d'euros par an pour la Sécu… Reste maintenant à voir comment les pharmaciens vont accueillir cette disposition.


Journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies, Olivier Sancerre est aussi versé dans... En savoir plus sur cet auteur



1.Posté par PIERRE le 31/07/2014 11:02 | Alerter
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Permettez moi de corriger, clarifier , ouvrir certaines de vos affirmations:
1- deux points purement factuels:
- Une boite de doliprane ou autre médicament dont l'ordonnance est facultative sera toujours au même prix: celui fixé par l'état qui soucieux de son économie le fixera en général assez bas.
- Cette même boite de Doliprane qu'elle soit vendue ici (pharmacie) ou ailleurs (supermarché par ex.) n'impactera en aucun cas les comptes de la sécu car sera payée par le patient à moins qu'il n'ai une ordonnance et dans ce cas nous revenons en pharmacie avec le prix fixé par l'état. Réduire le coût du doliprane pour la sécu se traduirai par soit moins de prescriptions (travaille réalisé avec intelligence sur les antibiotiques par ex) soit un prix de vente inférieur lequel est entre les mains de l'état (pratique courante depuis déja qq années sur de nombreux médicaments: d'où les levers de boucliers récurrents de l'industrie pharmaceutique).
2- Un point factuel mais sujet à discussion j'imagine sur les médicaments:
Le prix moyen d'une spécialité en automédication (médicaments non remboursé selon les termes de l'article) atteint 4,5 euros en moyenne en France pour une moyenne de 5,2 euros dans l'ensemble de 8 pays étudiés : Allemagne (8,9 euros), Belgique (8 euros), Pays-Bas (4,9 euros), Espagne (6,3 euros), Italie (7,8 euros), Suède (6,1 euros) et Royaume-Uni (3 euros) (Baromètre AFIPA 2013). Dans le même temps l'Etat, a quasiment doublé le taux de TVA en 3 ans sur les médicaments non remboursés: Le 1er janvier 2014, la Loi de finances, entre autres, a porté le taux de TVA des médicaments non remboursables de 7 à 10%, taux déjà porté de 5,5% à 7% en 2011. Il semblerait donc que les taxes croissante mais que le pris reste dans la tranche basse en France face à des pays où ces médicaments sont accessible en supermarchés.
3- Enfin deux points sujets à discussion:
- l’intérêt d'un service de proximité fort: la concentration des pharmacies sera inévitable si on fragilise leur activité: une faillite tous les jours selon la présidente de l'ordre des pharmaciens. C'est un choix de société à prendre notamment en compte pour les zones péri-urbaine ou de campagne.
- Le fameux conseil médical et la non banalisation du médicament.Il faut bien reconnaître que certains pharmaciens sont avares en conseil. Mais le sont-ils tous et n'est-ce pas le point à améliorer le cas échéant plutôt que de jeter le bébé avec l'eau du bain? Par ailleurs il ne faut pas banaliser les médicaments (les récents problèmes liés à la pilule nous l'ont rappelé). pour étayer ce point je rappellerai juste que la France détient un heureux record: le faible taux de détérioration du foie (cirrhose hépatique) pour cause de surconsommation de paracétamol. Est-ce une coïncidence.. je ne le crois pas.
Voici la conclusion raisonnable, indépendante, à laquelle j'adhère d'un économiste de la santé reconnu, Professeur à Paris Dauphine dans un article publié dont voici le lien (http://www.atlantico.fr/decryptage/fin-monopole-pharmacies-ne-changera-pas-grand-chose-aux-prix-medicaments-claude-pen-783766.html#AjPIO5ElVJZeQdFg.99)
"Bref, je suis d’accord pour améliorer l’information des consommateurs et la transparence sur les prix. Mais mesurons bien les conséquences de nos décisions, avant de jouer aux apprentis-sorciers." Les dites conséquences comme les bénéfices envisageables sont naturellement détaillés dans son article.

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