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Vers une participation de l'État dans le futur Alstom ?





Le 19 Mai 2014, par

Le gouvernement est prêt à tout pour éviter de voir s'envoler les « pépites » de l'industrie française, proies d'entreprises étrangères disposant de meilleures capacités de financement. S'il semble désormais acquis que la branche Énergie d'Alstom va bel et bien quitter l'Hexagone, l'État envisagerait d'entrer au capital du futur groupe qui sera spécialisé dans les transports.


(c) Shutterstock/EconomieMatin
(c) Shutterstock/EconomieMatin
Une fois l'Énergie rachetée par General Electric ou Siemens, il restera d'Alstom la branche Transports, qui sera renforcée par les activités en lien du prétendant préféré. Afin d'éviter de revivre le même psychodrame si d'aventure la nouvelle entreprise intéresserait un autre groupe, l'État aurait l'intention de rentrer dans le capital du futur Alstom.
 
L'État possède 0,9% de la structure actuelle d'Alstom au travers de la Caisse des dépôts et consignations, ce qui est notoirement insuffisant pour peser dans les décisions stratégiques actuelles — et tout particulièrement la session de l'activité Énergie. 
 
Arnaud Montebourg avait déjà évoqué cette idée la semaine dernière lors de son raid médiatique pour pousser l'idée d'une reprise de l'Énergie d'Alstom par Siemens plutôt que par General Electric. Le mastodonte allemand serait d'ailleurs tout disposé à faire une place à l'État dans le capital du futur Alstom. Le chiffre de 10% circule actuellement, ce qui serait suffisant pour avoir son mot à dire sur les orientations stratégiques à venir.
 
La nouvelle offre de Siemens, qui devrait être présentée dans les jours qui viennent, valoriserait l'énergie d'Alstom à hauteur de 10,6 milliards d'euros. Quant au conseil d'administration d'Alstom, il prendra une décision concernant l'offre de GE d'ici la fin du mois.


Journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies, Olivier Sancerre est aussi versé dans... En savoir plus sur cet auteur


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