Les promesses du skyr sont-elles tenues ?

Le skyr, cette spécialité laitière islandaise qui a su se frayer un chemin dans les rayons de nos supermarchés, fait l’objet d’une analyse critique de l’UFC-Que Choisir. L’association met en lumière un déséquilibre entre les avantages vantés par les marques et le coût réel pour les consommateurs.

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Les promesses du skyr sont-elles tenues ?
Les promesses du skyr sont-elles tenues ? © journaldeleconomie.fr

Le skyr, un produit devenu incontournable à un coût élevé

Le skyr est devenu un incontournable des rayons frais dans les supermarchés français, proposé par des géants de l’industrie alimentaire tels que Danone, Yoplait, Lactalis, ainsi que par les marques de distributeurs. Présenté comme un aliment sain, riche en protéines et faible en matières grasses, il est également mis en avant pour son histoire millénaire et sa « recette simple ». Toutefois, l’UFC-Que Choisir attire l’attention sur son prix, considéré comme exorbitant, en comparaison avec d’autres produits laitiers similaires. 

Le skyr est vendu jusqu’à 9 euros le kilo, soit « entre 3 et 6 fois plus cher qu’un fromage blanc allégé », le plus proche en termes de consistance et de valeur nutritive. Bien que le skyr contienne environ 30 % de protéines de plus qu’un fromage blanc allégé, les experts interrogés par l’UFC-Que Choisir, comme Stéphane Walrand et Claire Gaudichon de l’Inrae, mettent en doute l’utilité de cette richesse protéique pour la majorité de la population française. La consommation quotidienne de protéines des Français, y compris des végétariens, serait déjà adéquate. 

Des bienfaits nutritionnels remis en question

De plus, l’argument marketing concernant l’effet « coupe-faim » attribué au skyr est contesté. Anestis Dougkas, spécialiste des protéines laitières à l’institut Lyfe, précise qu’un effet sur la satiété ne serait notable qu’avec une portion contenant plus de 20 grammes de protéines, seuil que le skyr n’atteint pas, sa différence avec les fromages blancs allégés étant trop minime pour être significative. nnLe positionnement du skyr sur le marché français soulève donc des interrogations de la part de l’UFC-Que Choisir quant à son rapport qualité-prix. Alors que l’aliment bénéficie d’une image de produit sain et bénéfique pour la santé, cette réputation semble être confrontée à une réalité nutritionnelle qui ne justifie pas son prix élevé. Les consommateurs sont donc invités à questionner la valeur réelle des produits qu’ils achètent, surtout lorsque des alternatives plus abordables présentent des qualités similaires.

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