L’accession de Donald Trump à la présidence des États-Unis est désormais certaine. L’ancien locataire de la Maison Blanche a pu décrocher les voix de 279 grands électeurs, contre 223 pour Kamala Harris. Il l’a également remporté dans quatre « swing states ».
Donald Trump est partisan de taxes douanières très élevées pour soutenir la production nationale
Avec Donald Trump, les contribuables peuvent s’attendre à débourser moins : plus d’impôt sur le revenu sur les prestations sociales ni les pourboires pour les ménages, et un taux moins élevé sur l’impôt sur les sociétés pour les entreprises. Les importations seront taxées à 10-20% minimum, voire à 60% pour celles provenant de Chine. Et si cela peut sembler exorbitant à certains, ce n’est pas tout : une taxation extrêmement lourde attend les fabricants automobiles qui délocalisent leur production au Mexique. Avec cette taxation dissuasive, le président élu espère stimuler la production sur le sol américain, et donc les créations d’emplois.
Cette politique douanière pourrait néanmoins s’avérer contre-productive pour les États-Unis, dans la mesure où un large éventail des biens de consommation serait lourdement taxé du jour au lendemain. En effet, il est inimaginable que les industriels relocalisent leur production sur le sol américain du jour au lendemain. Le consommateur américain risque donc de payer les frais de cette politique volontariste.
Donald Trump croit dans le potentiel offert par les nouvelles technologies
Pire, l’imposition unilatérale de tarifs douaniers très élevés déclencherait une guerre commerciale avec les grands pays exportateurs comme la Chine et l’Inde dans une moindre mesure, mais aussi avec l’Europe. On imagine en effet difficilement qu’un tel geste de la part des États-Unis ne provoquerait pas de riposte de la part de Bruxelles. Enfin, ces tarifs artificiellement élevés pourraient se solder pour les États-Unis par des problèmes avec l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui veille précisément à ce que ses pays adhérents modèrent leurs tarifs douaniers.
Tout n’est cependant pas noir. Dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche, l’économiste et entrepreneur franco-américain Sébastien Laye rappelle l’attachement de Donald Trump aux nouvelles technologies comme force de progrès et de croissance économique. Avec le « Chips Act » et les investissements dans l’intelligence artificielle et l’automatisation, l’économie américaine devrait gagner en productivité, de quoi concurrencer les autres grandes puissances.
