Depuis le 25 août 2025, Netflix est officiellement dans le viseur du régulateur polonais. En cause : une hausse des abonnements appliquée l’été dernier sans consentement explicite des abonnés. La plateforme numéro un de streaming, déjà habituée à des critiques sur ses politiques tarifaires, se retrouve au centre d’un bras de fer avec la Pologne.
Netflix : des prix augmentés sans accord clair
En août 2024, certains clients polonais ont découvert que leur abonnement Netflix coûtait jusqu’à 7 zlotys de plus par mois, soit environ 1,64 euro. Problème : personne n’a eu à valider ce changement. La hausse s’est appliquée toute seule, comme une mise à jour silencieuse.
Or, en Pologne, la loi est stricte : modifier un contrat, surtout sur un point aussi sensible que le prix, nécessite un accord clair et explicite de l’abonné. L’UOKiK, l’office polonais de la concurrence et de la consommation, accuse donc Netflix d’avoir franchi la ligne rouge. « Le prix du service, comme toute clause contractuelle, ne devrait pas être modifié unilatéralement, sans le consentement explicite et éclairé de l’utilisateur », a rappelé son président Tomasz Chrostny.
Une amende colossale et des remboursements possibles
Si les accusations se confirment, la sanction pourrait être salée. Netflix risque une amende allant jusqu’à 10 % de son chiffre d’affaires, ainsi qu’un remboursement des abonnés concernés. Autrement dit, la facture pourrait vite devenir plus lourde que l’augmentation initiale.
De son côté, Netflix joue la carte de l’apaisement. « Le confort et une communication transparente avec les consommateurs sont essentiels pour nous, et agir en conformité avec toutes les lois applicables est notre priorité absolue », a réagi l’entreprise. Le géant du streaming dit vouloir coopérer avec l’UOKiK pour trouver une solution.
Ce n’est pas la première fois que le régulateur polonais tape du poing sur la table. En début d’année 2024, Amazon avait dû revoir ses conditions d’utilisation après une intervention similaire. Preuve que les autorités polonaises prennent très au sérieux la protection des consommateurs, même face aux mastodontes du numérique.


