Le 17 février 2026, l’UFC-Que Choisir a annoncé une mobilisation inédite. Aux côtés de 31 autres organisations, l’association de défense des consommateurs demande que 100 produits alimentaires favorables à la santé soient vendus à prix coûtant dans la grande distribution. Cette revendication, clairement tournée vers le quotidien des ménages, intervient dans un contexte de tensions persistantes sur le pouvoir d’achat et d’inquiétudes croissantes autour de l’accès à une alimentation saine.
100 produits sains à prix coûtant : une demande structurée
Concrètement, les associations veulent que 100 produits identifiés comme « bons pour la santé » soient proposés à prix coûtant dans les supermarchés et hypermarchés. Ces références seraient alignées sur les recommandations officielles du Programme national nutrition santé, qui encourage la consommation de fruits, légumes, légumineuses et produits peu transformés.
Selon l’UFC-Que Choisir, le 17 février 2026, cette mesure répond à une réalité préoccupante : 29 % des Français déclarent devoir sauter un repas par manque d’argent. Ce chiffre place la question du prix coûtant au cœur des débats sur la consommation quotidienne. Car lorsque près d’un tiers de la population restreint ses repas pour des raisons financières, l’accès aux produits sains devient un enjeu social.
La coalition de 32 associations défend une position claire. « Parce que manger sainement ne devrait être un luxe pour personne, il est urgent de permettre l’accès à 100 aliments bons pour la santé à prix coûtant », affirme-t-elle dans son communiqué. Autrement dit, le prix coûtant n’est pas présenté comme une opération promotionnelle ponctuelle, mais comme une mesure structurelle visant à transformer durablement l’offre en rayon.
Le quotidien des familles au centre du débat
C’est la réalité budgétaire des ménages qui motive l’appel au prix coûtant. Toujours selon Familles Rurales, citée par La France Agricole, nourrir une famille de quatre personnes conformément aux recommandations nutritionnelles représente 1 314 euros par mois pour un panier en bio. Même sans produits bio, le budget atteint 800 euros mensuels.
Ces montants illustrent la difficulté à concilier équilibre alimentaire et contraintes financières. Dans ce contexte, la vente à prix coûtant de 100 produits constituerait un levier direct sur le ticket de caisse. Elle permettrait, selon les associations, de rapprocher les recommandations de santé publique des pratiques réelles de consommation.
Par ailleurs, les organisations critiquent l’absence de mesure contraignante dans la récente Stratégie nationale alimentation nutrition climat publiée en février 2026. Elles estiment que l’État doit jouer un rôle plus actif. « C’est à l’État de faire enfin respecter le droit à une alimentation saine, durable, choisie et de rendre accessibles les recommandations officielles de santé publique. 100 produits vendus à prix coûtant en supermarchés, c’est non seulement possible mais urgent », affirme la coalition.



