Owen Akhibi est le fondateur de Peak and Pace, une communauté de fitness social basée à New York. Ce qui n’était au départ qu’un club de course à pied gratuit s’est transformé en source de revenus complémentaire générant 640 000 dollars de chiffre d’affaires en 2025.
Akhibi a lancé Peak and Pace en juillet 2024, alors qu’il travaillait encore chez JPMorgan dans la vente de trading algorithmique. Fraîchement arrivé de Londres, il cherchait un moyen de rencontrer du monde et de nouer des amitiés en dehors de la vie nocturne new-yorkaise. Il avait déjà une corde à son arc : un side hustle dans l’immobilier, dont il a repris certains réflexes pour bâtir le modèle économique de son club de course.
Les fêtes payantes génèrent l’essentiel des revenus
Le principe de départ était simple : réunir des gens autour de la course à pied et d’expériences partagées. Les sessions de course restent gratuites. Mais Peak and Pace organise aussi des événements sociaux à plus grande échelle, dont des fêtes, pour lesquels les participants paient entre 15 et 25 dollars le billet. Selon CNBC Make It, la quasi-totalité des 640 000 dollars générés en 2025 provient de cette billetterie.
Plutôt que de faire payer l’activité principale, Akhibi a choisi de monétiser ce qui coûte cher à organiser : les fêtes, les soirées comedy, les voyages au ski. Le déclic s’est produit dès la cinquième session du club, qui aurait attiré environ 150 participants grâce au bouche-à-oreille sur les réseaux sociaux.
Akhibi a alors testé une première fête payante dans un bar de Manhattan, à 20 dollars le billet. À mesure que la communauté grandissait, le groupe a ajouté davantage d’activités, notamment des randonnées et des voyages au ski en dehors de New York.
Toutes les manifestations ne rapportent pas : certaines fêtes perdent de l’argent. L’ensemble de l’activité maintient néanmoins une marge bénéficiaire d’environ 15 %, qu’Akhibi réinvestit dans le développement du projet plutôt que de la toucher comme un revenu personnel.
La communauté a rassemblé environ 30 000 participants sur l’ensemble de ses événements en 2025. Une équipe de neuf prestataires gère les événements de manière quasi autonome, pendant qu’Akhibi suit l’activité lors de visites mensuelles à New York. Il cherche désormais à recruter un responsable des opérations pour reprendre une partie de la gestion quotidienne.
Mener ce projet en parallèle d’un emploi dans la finance n’a rien eu d’évident. Gérer le club a fini par ressembler à un second emploi à temps plein : pendant environ un an, Akhibi a travaillé 18 heures par jour tout en maintenant un haut niveau de performance dans son poste chez JPMorgan.
Dans un entretien accordé à CNBC Make It, il raconte : « Je devais continuer à être très performant dans mon travail. J’occupais un poste à hautes responsabilités ; maintenir un état d’esprit positif était donc probablement le plus difficile. »
Akhibi a depuis quitté la finance pour la technologie. Il occupe le poste de head of partnerships chez Grounded Superintelligence, un laboratoire de robotique IA basé à San Francisco. L’organisation d’événements lui a appris, dit-il, une forme de patience qu’il juge tout aussi utile pour construire des relations dans sa ville d’adoption : « Il peut parfois être frustrant de ne pas comprendre le point de vue de quelqu’un. Si vous apprenez à faire preuve de patience et à vous mettre à la place de l’autre, vous parviendrez à faire preuve de compréhension dans presque toutes les situations. Cela vous permet de vous adapter plus facilement. »




